Posted on Monday 10 October 2005
Alors mes chéris, comment va-ce ?
Personnellement, je pète le feu, aujourd’hui. Ce qui n’était pas le cas il y a quelques jours, comme vous avez pu le constater. A vrai dire, j’ai subi les conséquences d’un excès d’énergie tout à fait regrettable. Tout a commencé par un coup de fil de Ruth :
- Bonsoir ma puce ! Alors, prête pour ce week end exotique ?
- Euh… Je sais que le shopping est l’une de tes activités favorites, mais de là à parler d’exotisme…
- Ah mais non ! Plus de week-end shopping, mon canard ! A moins que tu ne viennes pas avec nous, bien sûr ?
- Avec vous ? Avec vous ? Mais enfin Ruth, de quoi me parles-tu ?
- Ah… Je vois que Persé ne t’a pas mise au parfum… Et bien figure-toi que ce week end, nous t’emmenons sur la côte belge !
- …
- N’est-ce pas excitant ? Ca va me changer de Deauville, ha ha !
- … Mais… Pourquoi m’emmener sur la côte belge ? Je n’ai rien demandé, moi !
- Ha ha ! Allons. Chaque année à cette date, je te vois ruminer et larmoyer. J’en ai assez. Cette fois, tu seras obligée de sortir de chez toi.
- …
- Et bien, quel enthousiasme ! Continue comme ça et on te laisse à tes vieilleries, ma grande. Heureusement que Xiao Sung est content de venir, lui.
- Humph ! As-tu déjà vu Xiao Sung autrement que content ?
- Non. Mais c’est d’ailleurs plus reposant que certains traits de ton caractère..
A partir de là, la conversation a dévié en dispute et il a fallu que je promette de venir à ce fichu week end pour que Ruth daigne sortir de sa bouderie puérile. C’est ainsi que deux jours plus tard, je me suis retrouvée les pieds dans le sable, coincée entre Ruth et Xiao Sung. Inutile de préciser que l’idée venait de Perséphone…
J’admets qu’en réalité, je n’étais pas mécontente de pouvoir m’aérer l’esprit. Voyez-vous, la "date" à laquelle Ruth fait référence marque l’anniversaire de la mort de ma soeur, Camelia. C’est pourquoi je ne suis jamais bien gaie à cette période de l’année… Passons. Nous avons marché sur la plage une bonne partie de l’après-midi, pour terminer la journée par un bon repas. Repas que Xiao Sung a un peu trop arrosé à la bière, à vrai dire. "Ah mais avec ça, je fais les rots atomiques, moi !" ne cessait-il de répéter dans le restaurant, sous l’oeil consterné des autres clients.
Voyant que le pauvre commençait à s’imbiber, Ruth et moi avons décidâmes de l’emmener marcher au grand air quelques instants. Le hic, c’est que nous n’avons pas marché quelques instants, mais trois heures. Car une fois Xiao Sung grisé par l’air de la mer (en plus du reste), impossible de le décider à rentrer. "Sur les ports d’Amsterdam, y a des marrants qui chantent ! Et qui boivent aguichantes, des poissons rissolants ! Et ça sent la morue, jusque dans le coeur des frites !…" chantait-il à tue-tête, massacrant ainsi les paroles du grand Jacques Brel. Ruth était aux anges. "Ah décidément, Xiao, vous êtes d’un rafraîchissant !", répétait-elle après chaque couplet.
Sur le moment, j’ai bien ri, moi aussi. Si j’avais su qu’une fièvre de cheval (conséquence de ma nuit au grand air) me réveillerait dans la nuit du dimanche au lundi, j’aurais quelque peu déchanté. Voilà mes mignons, vous savez tout, désormais.
Ah et puis comme le veut la tradition, un nouvel épisode de mon journal.
et bien, heureusement que la bière ne s’est pas accompagnée de cassoulet, si je puis aborder le point délicat de l’atomique…
Personnellement, j’ai été pour l’instant une fois à la plage et j’y ai crâmée, donc bon, j’en garde une image assez nuancée…
La prochaine fois moi j’temenne sur Berck plage :P
Ce Xiao, quel phénomène…
Chère vous,
Prenez garde ! L’air marin est fortement conseillé pour dégager les bronches et vu votre précédent état allergique, cela aurait pu être des plus salvateurs (plus que mon expérience avortée de tampax).
Malheureusement comme tout bonne chose, il faut savoir consommer avec raison et tout abus est dangereux pour la santé. (”LA MER TUE”, “HUMER L’AIR MARIN NUIT GRAVEMENT A LA SANTE ET CELLE DE VOTRE ENTOURAGE” mentions que l’on peut voir écrites noir sur sable blanc, avec des petites coquiilles de moules).
Votre gourmandise vous a joué un bien vilain tour : vous voilà maintenant fiévreuse.
Comme j’aime à le dire dans ce genre de situation cocasse, vous êtes vraiment tombée de Charybde en Scylla !
Trêve de plaisanterie, je vous prie d’agréer, ma Chère, mes meilleurs voeux de prompt rétablissement.
Votre dévoué
la cote belge, de l’exotisme à plein nez coulant !
Hahaha ! Ce Xiao Sung est vraiment désopilant ! Comment diable faites vous pour résister à son charme, Diane ?
Xiao rulez quand même ^^
Ne sont ce pas les choeurs des esclaves de Nabucco au loin?… Ah non! C’est le Sieur Xiao qui enchante la nuit de sa voix humide et chaude …Une autre bière pour lui et une couverture chauffante pour moi… Mille grâce
Chère Diane, mes profonds et respectueux voeux de rétablissement.
doux jésus, je n’eus ousé m’afficher avec un dévergondé qui dévergonde Jacques Brel. Les borborygmes, passe encore. Mais jacques, nan.
Pardonnez mon manque de culture. Pendant quelques secondes, j’ai bien cru que c’était les véritables paroles de J.Brel. Hinhin. Hinhinhin.