Posted on Wednesday 5 October 2005
Bonjour, mes amis.
Je suis désolée de ne donner de mes nouvelles qu’aujourd’hui, qui plus est de façon si expéditive, mais je n’ai pas la force d’étaler ma vie en ce moment. Une fatigue intense me saisit et le spleen d’une vie sans…
Oh et puis à quoi bon romancer : j’ai passé une fin de semaine mouvementée, dont la conséquence est un rhume comme je n’en avais pas croisé depuis longtemps. Xiao Sung n’ose même plus venir me parler, tant mes sécrétions font peine à voir (on notera d’ailleurs le courage dont savent faire preuve les vrais amis, humph !).
Seule Perséphone prend soin de sa vieille Diane, avec un zèle fort louable. Cependant, je ne suis pas dupe : c’est la culpabilité qui la pousse à agir ainsi. Je pourrais en dire plus sur ce sujet, mais le récit des mes mésaventures du week-end attendra un jour ou deux, mes pauvres petits.
Si je ne m’éloigne pas immédiatement de cet écran, je risque de m’évanouir.
Oh et puis, avant de partir : voici avec un peu de retard un nouvel extrait de mon journal.
Bien à vous,
Votre Diane.
Est c’qu’un jour, j’aurais droit à un kleenex sale dédicacé ? Oui parce que, depuis que Mychose Aliagas à laisser tomber le sien devant moi, j’en fais collection, et ça serait sympa d’en avoir un d’une v… D’une femme d’âge mûr.
la conséquence est un rhume ? ou c’était la cause ?
Vous semblez en effet mal en point et l’esprit embrouillé, chère.
Une vie sans quoi ?
Les miasmes vous parasiteraient-ils les neurones ?
En tout cas, je vous souhaite un prompt rétablissement
Soignez vous bien très cher ! si vous voulez je connais une personne qui connait une personne qui avait pour une cousine un personne connaissant une personne ayant fait des études d’infirmiere ! c’est avec plaisir qu’elle vous préparera un grog :D
st rusticule : un grog ne suffit pas bien pour diane …. nan un triple plutot.
tous mes vœux de prompt rétablissement
Des kleenex à l’eucalyptus, j’espère.
Les Neurastenic Bridgemen parviendront-ils à la célébrité et au pognon? La délicieuse Persé copulera-t-elle avec le non moins délicieux Fuck?…
Ton journal est super, mamy!
Que dire de plus que “je vous souhaite un prompt rétablissement et évitez de gréver de manière inconsidérée le gouffre de la sécurité sociale”
Allez donc poser votre auguste tête sur un confortable coussin et détruisez le virus au Gin…
PS: Votre journal est tout simplement ha-llu-ci-nant. Votre “faune” fait partie d’un écosystème d’une richesse foisonnante. Monsieur Riton POtter n’a qu’à bien se tenir…
Eh bien, bon rétablissement dans ce cas.
J’émets quelques doutes sur le fait que le kleenex soit le meilleur ami de l’homme. A la longue, il devient fort irritant pour les narines. Quoi de plus énervant aussi que de ne trouver son paquet de kleenex à portée de main lorsque l’envie d’éternuer vous prend soudainement.
A cela, je préfère les tampax ultra à la sphaigne active. Lorsque je soufre de fuites du liquide céphalobulbien, j’en emprunte deux à ma tendre dulcinée, Marie-Eloïse. Habilement placés dans mes orifices nasaux, ils se révèlent être de précieux alliés pour contrer les épanchements liquidiens et évitent bien des désagréments : Quoi de plus désagréable, lorsque je feuillette le dernier livre de cousine Berthe, de devoir moucher mon appendice lorsque je suis sur le point de tourner la page. Point n’est utile avec les tampax salvateurs, j’ai tout loisir d’éternuer gaiement sans perturber le déroulement de ma lecture.
Prenez garde toutefois à les loger correctement, j’ai été à deux doigts d’éborgner ma chère et douce Marie-Eloïse alors que nous étions attablés. Eternuant avec toute la vigueur que mon âge l’autorise, un tampax s’est envolé dans les airs, a traversé les six mètres de long de la table pour atterrir tel un poisson crevé dans le bouillon de ma mie.
La pauvre enfant, pensant que ce tampax était tombé du ciel, le chérit depuis comme un cadeau divin.
Ma chère Diane, j’espère que vous allez vite vous remettre, car ne plus vous lire me fait terriblement souffrir. Si.
Au baron Hubert :
Merci, cher ami, pour votre précieux commentaire sur l’usage du tampax lors de fuites nasales intempestives. Souffrant depuis de longues années de toutes sortes d’allergies - allergies bien connues aux acariens, aux pollens, aux chiens, mais, plus rare : aux sulfites, ces conservateurs que l’on trouve hélas dans tous les vins et toutes les bières, mal qui me prive à perpétuité de ces délicieux breuvages, sous peine d’atroces crises d’éternuement et d’obstruction nasale - Je disais donc, que, souffrant de nombreuses formes d’allergies, et sachant combien le kleenex peut se révéler destructeur pour mon nez délicat, j’ai, dans une tentative désepérée, recherché un soulagement dans votre remède. Il est vrai que les tampax me parurent un temps fort commodes (quoique bien disgracieux !) : quelle libération que de pouvoir cuisiner sans risquer de voir une goutte visqueuse tomber, gâchant la préparation culinaire (quoique parmi un plateau de fruit de mer, celle-ci passait inaperçue). Toutefois, je me dois de prévenir les personnes qui comme moi tenteraient, suite à la lecture de vos lignes, d’avoir recours à cette solution insolite : le tampax nasal est nuisible à l’équilibre cérébral. En effet, ayant, sur votre conseil, solidement logé ledit objet dans ma narine, craignant de tuer mon doux époux par un tir imprévu, je me suis exposée à de terribles séquelles : un éternuement à côté duquel le cri d’un Neurastenic Bridgemen passerait pour le gazouillis d’un nourrisson résona avec force dans ma tête, tel le lourd tintement d’une cloche de bronze, tuant ainsi l’un de mes neurones (précisons au passage que ma chevelure a la blondeur d’un champ de blé en été, aussi pouvez-vous imaginer que mes connexions cérébrales n’étaient déjà pas légion). Aujourd’hui, les derniers neurones survivants dans ma cavité crânienne portent le deuil de ce frère disparu.
Aussi, soyez prudent, Baron Hubert !
Ceci dit, cher Diane, je prie pour que vos maux soient moins intenses que les miens, et qu’ainsi nous ayions tous le plaisir de vous relire bientôt !
Chère Lady Kapo,
Je vous prie d’agréer mes sincères condoléances pour votre défunt neurone.
Je m’incline devant votre courage face à cette terrible épreuve, et particulièrement devant celui de votre vénérable époux. Vous êtes certes naturellement prédisposé à la légèreté de l’esprit et cet incident ne vous l’aura que quelque peu allégé, mais pourtant quelle poésie ! « Ma chevelure a la blondeur d’un champ de blé en été »
Je regrette amèrement d’avoir prodigué une tel conseil dénué de toute prudence. Je rends grâces au ciel de m’avoir épargné la disparition d’une partie de ma cérébralité en propulsant ce tampax protecteur sur ma défunte épouse. La pauvre a été victime d’un incident bien regrettable : il semblerait qu’elle se soit mortellement assommée avec une poële dans la cuisine. Elle qui n’y mettait jamais les pieds, c’est fort fâcheux.
D’ailleurs, il me vient en tête l’idée d’équiper éventuellement les tampax d’une soupape de sécurité tel cet instrument de cuisson à la vapeur. Ce pourrait être un excellent compromis entre la nuisible déflagration cérébrale et le risque encouru par son entourage. Je m’attelle à la tâche sur le champs.
Votre dévoué,
Fichtre ! Qui aurait pu croire que mes sécrétions nous mèneraient jusque là ? Mes enfants, vous avez l’esprit honteusement tordu.
Ma chère tes récits de sécrétions sont passionnants.
Cher Baron Hubert,
Je vous présente mes sincères condoléances pour la tragique disparition de votre charmante Marie-EloÏse, dans des circonstances dont la tristesse n’a d’égale que l’étrangeté.
Comment la pauvre enfant a-t-elle pu s’assommer seule avec une poële à frire ? Mes neurones restants m’indiquent que la seule explication possible est que celle-ci devait, comme moi, être parée d’une chevelure blonde, sans doute des plus abondantes, étant donné l ‘incroyable naïveté dont feu votre compagne faisait preuve. Ceci nous éclaire également sur le fait qu’elle ait pu confondre le tampax nasal lamentablement échoué dans sa soupe avec un divin présent.
Ceci dit, cher ami, je dois vous préciser, fière de mon expertise dans les arts culinaires, que nulle poële à frire ne peut être équipée d’une soupape de sécurité. Il s’agirait plutôt d’une cocotte-minute, ingénieux appareil de cuisson permettant de réaliser toutes sortes de délicieux ragoûts et légumes vapeur.
Surtout, tenez moi au courant de vos avancées dans la mise au point du tampax collecteur de sécrétions nasales.
Quoiqu’en dise Lady Diane, je crois fermement en l’avenir de cette merveilleuse invention, qui ne peut que détrôner le marché du kleenex.
Bien à vous.
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