Archive for the “Chiant Sociétal” Category

And I’m Aching

septembre 18, 2007, 9:41 am

Etre une femme des années 2000s, c’est parfois lourd à porter. La preuve avec cette belle métaphore vitrinière vue chez Mango :

Je me demande ce que deviendront ces belles grosses boules (… un ange passe…) une fois leur temps en vitrine passé. Je parie mon string que certains récupèrent ce genre d’objet pour décorer des cafés, des bars… une chambre de bonne ? Ahem. Ou bien tous ces accessoires sont-ils dûment étiquetés et stockés dans d’énormes hangars de la taille des archives mormones ? Qui sait : je retrouverai peut-être ce collier géant à la Braderie dans quelques années…

—Stellou | 18 comments
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She’s Got it All

septembre 13, 2007, 11:43 pm

Quand je prends le métro, j’aime bien zieuter ce que les autres lisent. C’est d’une impolitesse telle qu’un jour, je finirai bien par me prendre un Harlequin dans la gueule, mais c’est plus fort que moi. Ce soir, la jeune femme assise à mes côtés lisait ce qui semblait être un manuel de vocabulaire anglais-français. Elle en était à la dernière page d’un chapitre intitulé “Women at Work”. Voici ce qui y était écrit :

To feel inferior to = se sentir inférieur à

To get bored = s’ennuyer

Boring = ennuyeux

Maternity leave = congé maternité

Day nursery = crèche

J’imagine que cette liste servait seulement à exploiter un extrait de texte sur les femmes et le travail. L’un de ces articles de société sur le plafond de verre, les inégalités, les dilemmes famille-travail et autres réjouissances. Mais sur le coup, je me suis dit “Et ben mesdames, on est mal barrées“. Parce que comme message subliminal sur les perspectives professionnelles des femmes, on a vu plus optimiste. Hu hu. Hu hu hu. Hu.

—Stellou | 12 comments
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Cotton Flower

septembre 5, 2007, 12:46 am

Comme quelques allumées (Oana, si tu nous regardes), j’aime errer à la recherche de vieux magazines. Feuilleter leurs pages me permet d’apercevoir leur époque bien mieux qu’un bouquin d’histoire ou un documentaire et je prends mon pied à m’imaginer à travers eux ce que notre société a vécu. Pas de nostalgie morbide là-dedans, mais plutôt un désir de relativiser ce qu’on vit aujourd’hui en regardant comment ça se passait avant.

En jetant un oeil aux pubs d’un vieux Confidences des années 50 trouvé à la Braderie de Lille, j’ai ainsi découvert que le pore dilaté (hé, j’ai pas dit que mes trouvailles historiques volaient haut, hein) n’était pas un problème inventé par Garnier au moment de mon adolescence, mais qu’il préoccupait déjà les lectrices des fifies. La preuve :

Schémas, poids du témoignage (des millions de femmes dans le monde, tu te rends compte ?), clivage peaux grasses/non grasses (le concept de peau mixte devait pas encore exister, faut croire), promesse de résultat spectaculaires et attrait de l’éternelle jeunesse… C’est fou ce que le pub cosméto a changé en 50 ans. Elle aussi doit s’entretenir à la crème Tokalon…

—Stellou | 13 comments
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Put up the Flag

septembre 2, 2007, 11:32 pm

Il fut un temps, j’ai pratiqué la gymnastique. J’avais moins d’une décennie, je portais lunettes, embonpoint et haut de jogging rentré dans le pantalon. Mes cheveux pratiquaient la tektonik et j’étais (déjà) du genre à entonner des chants paillards aux surboums de mes copains. A l’époque, je me sentais exclue de la clique des filles poupées. Celles qui évoluaient en justaucorps grâcieux et jambières fasheun. Les mini-miss qui faisaient la roue sans rougir des joues et dansaient la lambada mieux que Chico et Roberta. C’était une impression étrange que de vouloir leur ressembler tout en ayant déjà conscience que ça n’arriverait pas. Que mon autoroute personnelle contournerait sans doute éternellement Girly Ville et Barbie Town.

En grandissant, au contact de divers modèles rebelles et de discours sur la richesse de la différence, j’ai thank god un peu mis de côté mon vieux complexe. Je me disais qu’après tout, il devait bien y avoir une place dans cette société pour une féminité rugueuse des bords. J’enviais toujours les raffinées et les délicates, mais j’avais l’impression qu’elles et moi avions tout autant notre place dans cette belle et riche communauté qu’était La tribu des femmes. Et je dis bien femmes. Pas “filles”. Avec ou sans soutif, avec ou sans moustache, on est toutes pareilles, on a toutes notre place !, me rassurais-je, heureuse que la femme actuelle ait le choix des armes.

Alors qu’est-ce qui m’arrive en ce moment ? Pourquoi mes vieux complexes font-ils soudain leur réapparition, comme un noyé rabattu par la marée (c’est que je verse dans le poétique) ? Pourquoi ai-je depuis très récemment l’impression bizarre que la belle diversité que j’adorais n’a plus vraiment bonne presse ? D’où vient ce malaise que je ressens en lisant les blogs de fille, les magazines, les forums ? C’est ma parano qui me reprend ou y a quelque chose d’éteint au royaume du soutif ? Toujours est-il que de plus en plus, j’ai envie d’arrêter toutes les femelles que je croise dans la rue pour leur demander, en les secouant par les épaules comme une illuminée avinée :

“Hé, hé ! Je voudrais pas déranger mais j’ai une question : est-ce que vous aussi, vous avez l’impression que l’esprit de Nadine de Rotschild et Geneviève de Fontenay règnent sur la gent féminine en ce moment ?

Est-ce que vous aussi, vous avez l’impression fétide qu’il n’y plus de place pour les propriétaires de clito amatrices d’un petit rototo par-ci ou d’un peu de camionneur attitude de temps en temps ?

Est-ce que vous aussi, vous avez envie de brûler ballerines, diadème, manches ballons et pass épilation dans un accès de rébellion ?

Est-ce que vous aussi, vous voudriez vous voir proposé autre chose que de la “Chie Clit” sur les rayonnages de bibliothèques ?

Est-ce que vous aussi, vous avez l’incorfortable sentiment qu’un discours “Mes nichons t’emmerdent” n’a plus sa place ?”

Voilà ce que je rêve de demander. Mais comme je suis timide et que j’ai peur de me prendre des mandales, je préfère poser mes questions ici. Allez, dites-moi que j’ai tort. Dites-moi que je vois tout en biais. Et surtout, dites-moi que je suis bien digne de mes ovaires… Parce que là, j’avoue : j’ai des doutes.

Ah et pis à nouveau mois, nouvel horoscope de Josie. 

—Stellou | 27 comments
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Sleepy Little Sailor

septembre 28, 2006, 10:54 am

Bosser chez soi fait parfois un drôle d’effet. Les informations, les nouvelles du monde y résonnent comme un pet d’éléphant dans une Eglise - si je puis me permettre cette image un rien vulgaire.

Moi qui étais déjà plutôt perméable aux tuiles, je le suis encore plus depuis que je travaille chez moi, sans le brouahaha des pauses café salariées pour diluer l’effet des infos entendues ici et là. J’imagine que ce matin, on aurait probablement parlé des sorties ciné, balancé sa touillette en plastique dans la poubelle, tapoté la cendre de sa clope, évoqué l’interdiction de fumer dans les bars, fini son premier café, jeté son gobelet en plastique et puis peut-être que j’aurais râlé contre ce geste en brandissant les dernières études alarmantes (à ce stade là, on n’utilise plus le terme alarmiste, hin hin) sur le changement climatique. J’aurais été inquiète et dégoûtée en arrivant, mais j’aurais sans doute été distraite par les conversations annexes sur la gastro du petit ou la qualité du Diable s’habille en Prada.

Là, à part ruminer mon angoisse écolo, impossible d’éviter de penser à ces très mauvaises nouvelles de la planète (que celui ou celle qui n’a pas vu/lu/entendu au moins une fois cette semaine ces rapports terrifiants me fasse signe). A mon échelle, je fais ce que je peux pour moins dégueulasser Mozeur Eurss et ce, depuis un moment. Ca fait des années que je ne laisse plus couler l’eau du robinet à tort et à travers, la douche est mon amie, je trie mes déchets, j’ai abandonné depuis longtemps l’idée des sacs en plastique (d’ailleurs, l’étonnement des vendeurs de la Fnac quand on refuse un sachet vaut le détour) et comme j’ai pas le permis, je fais la majorité de mes trajets à pied ou en transports en commun…

C’est pas grand chose, c’est déjà ça, c’est pas assez pour m’empêcher de flipper. Quand je sors dans la rue et que je vois tous ces veaux roulants voitures qui défilent, une rengaine désagréable me trotte dans la tête : "on est tous foutus-on va tous crever plus tôt que prévu". Et dans d’atroces souffrances, en plus. Tu me diras "oh, tu seras morte avant, ma pauvre !". Argument non recevable : dans 50 ans, je serai sans doute encore là pour avoir un aperçu des dégâts, alors "après moi le déluge", mon cul. D’ailleurs, je ne sais pas ce qui me désespère le plus : l’idée de mourir trop jeune (à mes yeux, ce sera toujours trop jeune) ou l’idée de mourir vieille, mais désabusée. Désabusée parce que vois-tu, bien que non-croyante, je me raccroche à quelques espoirs irrationnels d’au-delà pour calmer un tout petit peu ma peur panique de la mort. J’en ai principalement deux :

a) me réincarner en coléoptère, en morue, voire même en être humain.
b) pouvoir rester plus ou moins dans les parages sous forme dématérialisée et observer les humains comme dans les séries fantastiques. Ce serait comme une télé géante et perpétuelle. Je verrais tout et rien, j’aurais tellement de chaînes existentielles au répertoire que je regretterais la TNT.

Ouais, je sais. Autant croire au Père Noël. Mais imagine ma tête quand je me dis qu’avec nos conneries, il est probable que ces deux options me soient refusées ? Parce que en cas de a) de toute façon les morues n’existeront plus. Et en cas de b), on m’aura bousillé ma télé. Ou bien restera plus que des programmes très chiants avec du décor apocalyptique mais sans acteurs dedans. Chier, merde. Bâtards, samèrelapute, jenouspisseàlaraie, jecriemarévolte.

Hum. Je devrais peut-être aller faire mes pauses au Café du Stade. Ca me ferait des gens à qui en parler. Au lieu de bloguer, là.

cafe.jpg

—Stellou | 21 comments
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I Heard it Through the Grapevine

septembre 13, 2006, 8:55 pm

Entendu ce soir aux infos de France 2 : depuis 4 ans, un viticulteur italien diffuse de la musique classique dans ses vignes pour favoriser la croissance du raisin. D’après les recherches, ça marche. Il semblerait donc que la musique ait un effet bénéfique sur le vin. Reste à savoir si la réciproque est vraie. Ha ha ! Pouet.

Laurent Ruquier : sors de ce corps !

(Et ça, c’est une photo extraite du film Sideways)

 

—Stellou | 15 comments
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Stop-Start Nature

octobre 14, 2005, 2:44 pm

En ce moment, je vois passer une pub pour les voitures sans-permis Chatenet Speedino. Pub qui tente apparemment de changer l’image de la voiture sans permis : "non, ces engins ne sont pas l’apanage des personnes âgées. La voiture sans permis, c’est classe, en vrai", semble me dire le spot. La voiture sans permis seraient-elle à l’aube d’une nouvelle ère (pas d’autoroute bien sûr, puisqu’une voiture sans permis n’est pas autorisée à rouler sur… bon d’accord la feinte est plus nulle que jamais). Il y a quelques mois, j’avais déjà entendu le responsable du principal fabricant français (c’est ptet cette marque là, d’ailleurs) expliquer que les majorettes faisaient un tabac en Italie, où les jeunes optaient de plus en plus pour des voiturettes de luxe au lieu de se geler les mollets en Scoutère. Je ne suis pas allée vérifier. Toutefois, mon ami, te voici prévenu : la voiturette veut changer de clientèle. Et je dois être en plein dans la cible.

Car oui, oserai-je l’avouer : j’ai pas le permis. C’est une tare, à l’heure actuelle. Si tu précises que tu n’as pas encore tenté de le passer, la sentence est moins lourde, certes. Mais avouer comme moi, que tu l’as déjà passé sans succès, ça revient à dire "Bonjour, je suis irresponsable, immature, tête en l’air et bête comme une R5 tunée". Yo. J’exagère un peu, mais tout de même, c’est la teuhon. Ca n’est pas non plus pratique de se faire trimballer comme un bichon à chaque fois que l’usage d’un véhicule est requis. C’est même carrément la mort garantie si tu as le malheur d’habiter et de travailler à la campagne. Je le sais, j’en viens. On se demande pourquoi je vis dans une grande ville, hein. Mouhaha.

Attention, faut pas croire… Pour que ma famille soit un jour fière de moi (insérer violons émouvants, puis cuivres triomphants), je tenterai de le passer à nouveau. Un jour. Peut-être. Mais ce sera bien à contre-coeur, c’est moi qui te le dis. Les bagnoles sont mes ennemies. Quand j’étais petite, je gerbais dedans. Aujourd’hui, elles me pètent au nez. Demain, j’espère être réincarnée en chien pour pisser sur leurs jantes et me faire les crocs sur leur gomme. Voiture, je te hais. Et c’est pas en te collant un "ette" au train que tu vas réussir à m’amadouer !

….

Pardon, Boumbo, je disais pas ça pour toi.

allez_boumbo_fonce.jpg

—Stellou | 26 comments
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Sugar Baby Love (on a les références qu’on peut)

octobre 10, 2005, 4:24 pm

Bon. Nouvel épisode de journal et blogage chez Diane (c’est ce qui s’appelle du torché, désolée, héhé)

Pour le reste, en bouffant mon fromage blanc, ce midi, je me suis demandée pourquoi le sucre avait un tel pouvoir sur la plupart des gens. Ben oué. Pourquoi ? Tiens, y doit bien y avoir une petite dose de conditionnement, là-dedans, non ?

Imagine : si ce qu’on associait à l’amour, au réconfort, à la douceur, à l’enfance, c’était le salé… Que de changements dans nos vies ! A la Saint Valentin, les blaireaux amoureux transis s’offriraient des babybels (c’est rouge, après tout). A la pause café, les employés stressés se jetteraient sur un Justin Bridou du distributeur, au lieu de craquer pour un snickers. La maison de la sorcière d’Hansel et Gretel serait faite de pain de campagne et de tranches de brie… Et puis le salé serait l’objet de tous les chantages parents-enfants :

- Manmaaaaaaan ! Jveux du cassouléééééét !
 - Ah non ! Tu me fais le coup à chaque fois qu’on fait les courses…
- Maiiiis ! Juste un peuuuu !
- Raah. Bon d’accord. Mais une toute petite barquette. Sinon tu vas pas manger le gâteau au chocolat prévu au dîner.
- Yaarrrk ! Ca pue du cul le chocolat ! J’en mangerai pas, d’abord!
- Tu mangeras ça ou rien.
- Et ben alors je mangerai mes crottes de nez. Au moins c’est salé, au moins.

Enfin voilà, quoi…  La littérature regorgerait de descriptions de baisers "salés comme un Chipster" au lieu de toutes ces histoires de bisous qui filent des caries. Bon, d’accord, on pueraient tous de la gueule, à force de boulotter du fromage et de la charcuterie. M’enfin ce serait marrant.
… Remarque, je dis ça, mais moi je jure que par le sucre…

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Someone is in the Wolf

septembre 21, 2005, 11:56 am

Ce matin, en allant faire mes courses de mémé, je suis tombée sur un Lion. Nan nan, j’avais rien bu : il s’agissait bien d’un lion, avachi sur un trône d’ordures et de mauvaises herbes. J’imagine que c’est sa dignité de roi de la jungle qui l’a poussé à choisir cette ruine de briques à moitié cachée des passants pour y finir ses jours. J’ai pas osé le déranger, mais bon, ça avait pas l’air d’être la grande forme. On se demande comment il a pu finir là alors qu’hier, il avait probablement sa place sur le coffre à jouets de Priscilla, Logan ou Aristote. Enfin lui encore, il a de la mousse à la place du coeur, donc ça va, y doit pas se rendre compte de grand chose. C’est pas le cas de tous les lions déchus qu’on croise si souvent en ville.

roi_de_la_jungle.JPG

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Girls Just Wanna Have Fun (quoique)

août 30, 2005, 6:27 pm

Dans une sale d’attente, je fais comme tout le monde : je roupille je lis la documentation mise à ma disposition. Chez le toubib, j’ai droit à Prima, L’écho de la chasse ou Sailing Magazine (ça va, ça va, je sais que ça n’existe pas). Là où j’ai attendu pour la dernière fois, en revanche, y avait Time Magazine. Avec en couverture un dossier consacré à la façon dont les femmes gèrent la fameuse "Midlife crisis" ou "Crise du milieu de vie". Entre ça et lire La Tribune, j’ai choisi le dossier sur les nanas, je ne sais pourquoi.

Tout cela était bel et bon, avec tout une argumentation montrant pourquoi les femmes gèrent mieux leur midlife crisis, même qu’une femme c’est pas fait pareil qu’un mec alors forcément, ça vit pas ça de la même façon blablabla. Bref, le type de discours que j’ai souvent du mal à accepter sans broncher, mais passons. Si Time le dit, après tout… Le dossier contenait en tout cas plusieurs portraits de femmes qui, la quarantaine/cinquantaine venue, on décidé de changer radicalement de boulot - et parfois de mari -. L’une d’elle, représentante pour un labo phamaceutique, a ainsi fondé sa propre marque de bière. Un choix qui a de suite attiré mon attention : en tant qu’amatrice de mousseuse (avec modération, cela va de soi), je suis pour le droit des femmes à dégainer la bière sans qu’on la prenne pour un gars. Or, ça reste un combat. Non, je milite pas pour le droit de se bourrer la gueule à la bière. Je te parle de pouvoir apprécier son verre sans se prendre aucune réflexion sur la nature de tes chromosomes. Tiens, exemple :  je me souviens d’une réunion secrète tenue dans un café parisien. Nous étions 4. 2 filles, deux garçons. Nous les filles, avions commandé des bières ; les mecs, des cockails. A qui la serveuse a-t-elle remis les verres à cocktail ornés de perroquets et de fanfreluches ? Aux filles, bien sûr. Et quelle ne fut sa surprise quand nous procédâmes à l’échange des breuvages !! Ca nous a bien fait rire, mais le fait est là : une fille qui boit de la bière, ça surprend encore.

J’ai donc retenu le nom de cette fameuse bière produite par une dame et je suis allée voir si elle avait un site web, ce qui est le cas. La bière en question s’appelle "Honey Amber Rose" et a pour objectif de "changer la perception que les femmes ont de la bière". Cool. Et pour ce faire, le site web se couvre de fleurettes et nous conte de douces histoires d’amour, d’ambre et de miel. Sans oublier bien entendu, une galerie de photos d’amatrices de bière délicates comme la rosée du matin. Hum. Moins cool. Moi qui avait placé tant d’espoirs dans cette visite ouébesque, je suis un peu déçue. Enfin déçue… Disons que si ce bidule arrive à modifier la perception de la bière par les femmes,  je doute qu’il change les clichés associés aux femmes. Oui je sais, faut pas trop en demander. Je sais. M’enfin chu déçue quand même.

Allez Josianne, mets-moi donc une Jenlain, j’ai soif… !

…  Euh, nan, en fait sers-moi plutôt un Perrier : la bière, ça va me faire grossir. Hem.

blanche_neige_aussi_appelee_blanche_de_namur.jpg

—Stellou | 36 comments
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