Eternal Sunshine please, Lil’ Miss

Little Miss Sunshine, il faut que je t’ajoute à cette liste que je veux dresser depuis longtemps. Une parmi toutes celles que je passe mon temps à griffonner. Sauf que celle-là est garante de ma santé mentale. C’est la liste des livres, films, musiques qui définissent ce que je cherche dans les créations des autres. Chacun a la sienne, faite de ces petites épiphanies qui te prennent par surprise et te disent « Tu vois, c’est pas compliqué. T’as le palpitant qui s’emballe, là ? Les larmes aux yeux peut-être ? C’est normal : c’est l’effet diapason ».

Je le recherche. Je le recherche tout le temps. En ce moment je le recherche comme certains cherchent l’orgasme, avec pour résultat : nada. Forcément. Est-ce que c’est moi qui déconne ? Est-ce que j’ai les perceptions encrassées ? Peut-être. Est-ce que c’est tant de choix qui me tue l’envie ? Peut-être aussi.

Hier, après avoir fait déjà deux librairies, je traînais dans les rayons de la FNAC à la recherche d’un livre ou d’un CD. Pas moyen de n’avoir ne serait-ce qu’un spasme vers une couverture attirante, un titre qui fait tilt. Ironie du sort : mes yeux se posent alors sur un bouquin intitulé Le paradoxe du choix ou quelque chose dans ce goût-là. Merde alors. Me vla submergée par l’offre, me dis-je, au beau milieu du rayon « société ».

C’est vrai, quoi : dans un tel flot de production, quelle chance j’ai, moi, de trouver mes Little Miss Sunshine ? Mes Eternal Sunshine ? Mes Nick Drake et mes Nick Hornby ? Combien de rébus, de CDs à peine écoutés, de déchets d’intérêt avant de trouver mon petit trésor à moi ? Celui qui tout en finesse, quasi-magiquement, viendra me parler de ce que je vis, de la façon dont je vois la vie. Celui qui m’ouvre des portes, me fait comprendre, me touche, me sors le nez du guidon. Le sincère et l’original. L’un peu déglingué, le truc qui ressemble à rien mais qui dit tout.

La petite Olive, ses big lunettes roses, son bidou qui dépasse et ses bottes en caoutchouc rouges. Je me revois petite. Son pépé rebelle, son père trop winner, sa mère qui fait la moue. Son frangin Emo, son tonton suicidos, ses rêves de Miss Barbie sur la musique de DevotchKa. Le passé suggéré par un badge, la personnalité esquissée dans un poster. La finesse, la beauté, la chaleur, la loufoquerie, la sincérité et une certaine marginalité. Je voudrais réussir à décortiquer ces machins-là, comme quand je démontais le vélo de ma sœur, pièce par pièce. Comment ça marche, bordel ? Mais non, trop de paramètres en jeu pour mettre le doigt sur la recette. Je sais que c’est ce qui fait la magie de la chose. Seulement parfois, j’aimerais bien savoir vers quoi me tourner pour obtenir ma dose.

This entry was posted on Mercredi, décembre 20, 2006 at 17:07. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can also leave a response or trackback from your own site.


11 commentaires

  1. Fab says:
    décembre 20, 2006, 17:23

    Toi toujours trop chercher à décortiquer. Toi essayer prendre choses comme elles sont.

    C’que je veux dire, c’est : ma femme est belle. Si je cherche à l’ouvrir pour voir comment elle marche, elle sera tout de suite moins belle.

    C’est pareil pour la vie, nan ?…

    Enfin, je suppute.

    “Vi’tor il a vidé môman”.

  2. sosou says:
    décembre 20, 2006, 18:02

    Fab est sage, je serais sa femme je ne serais pas rassurée mais il est sage XD
    p’tete que si on avait la solution on trouverais à chaque fois “le ” quelque chose, on finirait par s’y habituer et à s’en lasser, comme si j’avais des chocos “imagine” toute l’année.
    n’empeche j’comprend, et si tu trouve la solution j’la veux bien XD

  3. Deanna says:
    décembre 20, 2006, 18:36

    Pas mieux que ci-dessus !

  4. Stellou says:
    décembre 20, 2006, 19:37

    Fab : et oui je sais, je sais…

    Ben ouais mais : comment tu fais pour voir la beauté intérieure, alors ? Gninhin.
    Sosou : certes. C’est ce que je me dis aussi. Enfant gâtée, la fille. :p
    Deanna : moi quand on me dit “pas mieux” je pense à Des chiffres et des Lettres. Argh ! Aidez-moi, Seigneur.

  5. ambre says:
    décembre 22, 2006, 10:30

    d’ailleurs chépasitavu, les DeVotchKa ont fait une reprise terrible de Venus in furs, écoute-la!

  6. tilly(demoiselle verte de jalousie) says:
    décembre 28, 2006, 11:22

    je poste ca ici parce que je maitrise pas encore vraiment madmoizelle.com juste pour t’y exprimer ma JALOUSIE (@_@) parce que tu as vu 2fois (oui DEUX fois) les dresden dolls!!!et qu’en plus t’as eu droit a devotchKa avant……J’adore ces deux groupes et quand ils sont passés dans ma région je m’y suis pris trop tard pour avoir des places!!enfin voila (presque) sans rancune heeeinnnn!!!! a part ca felicitation pour ton blog vraiment bien!

  7. zydeco says:
    décembre 30, 2006, 20:48

    still the same you… ;-)

  8. cali rezo says:
    janvier 1, 2007, 14:23

    bonne année ma poulette (:

  9. Stellou says:
    janvier 1, 2007, 15:33

    Ambre : je vais voir ça. ;)
    Tilly : ton heure viendra, huhu.
    Zydeco : va savoir… :p
    Cali rezo : merci ma chère. Pareillement.

  10. Tramadol. says:
    mars 22, 2007, 4:56

    Tramadol….

    Tramadol….

  11. kkenmhbvtz says:
    juillet 6, 2007, 23:50

    Hello! Good Site! Thanks you! fjbvukbuiwoxg


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