Archive for octobre 2006
My Space is Your Space
octobre 28, 2006, 11:41 pmDans l’article ci-lié (l’Homme moderne adapte son langage à l’hypertexte, mon ami), Lore Sjöberg (à vos souhaits) décrit pour Wired son expérience d’anti-Myspace amené à créer sa propre page. En allant lire sa description de cette génèse, j’avoue avoir pensé "Encore un qui va nous dire que c’était mieux avant, que le monde va mal, et qu’on est tous devenus fous". Mais force est de constater que sa description de la MySpace Experience vaut son pesant de Kinder Bueno.
Je retiendrai en particulier les passages ci-dessous, qui ont failli gravement endommager mes sous-vêtements : "Etape suivante : lister les gens que j’aimerais rencontrer. A vrai dire, si je voulais vraiment rencontrer qui que ce soit, je ne serais pas là le cul sur ma chaise à remplir un profil MySpace."
Ou encore : "(…) je passe à la prochaine épreuve : mes goûts musicaux. Là, je ne peux pas me permettre de lister quoi que ce soit (…) Si au beau milieu d’une liste irréprochable, tu admets avoir aimé le deuxième album d’Ace of Base, un album même pas assez populaire pour que les gens pensent que c’est de l’ironie, t’es foutu (…) alors j’invente tout. On sait jamais : peut-être pensera-t-on que des groupes comme Boys Without Tears ou The Munchausen by Proxy All-Stars sont tellement bons que personne ne les écoute. "
L’auteur décrit le résultat comme assez horrible pour provoquer une crise d’épilepsie chez un Pokémon. Je suis assez d’accord : http://www.myspace.com/loresjoberg.
En parlant de Pokémon, dans les commentaires de sa page, l’un des lecteurs dit "voir Myspace comme une sorte de jeu de Pokémon humain, où le but est d’attraper (ou plutôt "d’avoir comme ami") tous les êtres humains qui passent". Hi hi. Faut avouer qu’y a du vrai…
EDIT : si tu veux te faire les abdos et te poiler un peu (un lundi matin, c’est toujours bon à prendre), va donc faire un tour sur ce blog, qui liste, entre autres, les noms de marques internationales qui risquent d’être étrangement accueillie dans la langue de Molière (ex : Fion, Grocon, Putin etc.)
—Stellou | 17 comments
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Computer Work
octobre 25, 2006, 11:01 amEn passant, quelques mises à jour de liens avec que du MySpace musical dedans : la page de Bellegarde, que les parisiens devraient aller voir en concert dès qu’ils en ont l’occasion. Sans compter que ces salauds ont oublié d’être moches, ce qui ajoute un intérêt visuel à la chose. Gnaha.
Ensuite, la page de Peppermint Pig, aussi connu sous le ridicule pseudo de Candy Cane (haha, les gens ont de ces idées, tout de même).
Et enfin celle de Lauter, dont la musique est décrite sur la page comme "du folk urbain hanté et imprévisible". Et ma foi, c’est tout à fait ça.
Bon écoutage aux dynamiques internautes qui aiment cliquer vers l’inconnu.
Et pour terminer, une animation à tomber, trouvée sur le blog City Rag (où je pioche plein de potins hin hin hin). Déjà vu des pochettes d’album se livrer un combat sans merci ? Et ben moi, si :
Edit : et une bafouille d’une grande profondeur sociologique.
—Stellou | 13 comments
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Black Door
octobre 17, 2006, 11:15 pm"Et la musique vivra – wo tant que vivra le blouse."
(Jean-Johnny-Philippe Smet-Halliday)
J’attendais qu’on affiche le numéro de quai de mon train, j’avais rien d’autre à faire que fixer, alors j’ai fixé. L’écran des départs, les tronches de ceux qui le regardent, puis l’écran, puis la silhouette de ceux qui partent en vague vers leur quai (avec escale aux chiottes ou au kiosque, probablement. Enfin moi je dis ça je dis rien, mais c’est mieux). Je me suis surtout attachée à détailler le look des autres filles femmes, histoire de réussir à maîtriser un jour leur art du vêtir. C’est un exercice qui tourne à l’obsession chez moi. Seulement voilà, le style, c’est comme le marathon : faut être entraîné. Sac, ceinture, bijoux, coiffure, chaussures, veste, pantalon, jupe, superpo, ceci avec cela, juste assez de trop ou de less is more… J’ai vite eu le cerveau qui saturait d’infos. A croire que tout ça échappera toujours à mes capacités d’analyse.
Alors j’ai laissé tombé. Un coup d’œil à l’écran : toujours rien. Reprise de l’activité « observons alentour ». Alentour, ou plutôt pile en face de moi, j’ai trouvé un drôle de convoi. Une petite dame style Daxon encadrée de deux jeunes hommes style streetwear. Tous les deux très grands comparés à elle. En soi, rien de si étrange. Entre autres, j’ai pensé « c’est p’tet ses fils ». Ils attendaient au pied de l’escalator, sans bagage, sans même un petit sac en plastique, rien. Soit. Rien de bien étrange non plus. Alors c’était quoi ? Je sais pas si t’as remarqué, mais quand on bloque sur un passant qui pourtant n’a rien d’apparemment « exceptionnel » (pas d’excentricité vestimentaire, de particularité physique, gnagnagna) y a comme un petit temps de latence. Une fraction de seconde où on se demande soi-même pourquoi ils retiennent notre attention. Une fraction de seconde où la réponse nous vient par les pores de la peau, nous prend aux tripes… Choisis l’expression que tu veux, mais c’est comme si de loin, on reconnaissait un flot d’émotions, une sensibilité, une histoire affleurer à un moment donné et voilà qu’elle entre en résonance avec la nôtre.
Ma fraction de seconde, ça été le moment où j’ai pris conscience de leur point commun : les yeux rougis, l’attitude un peu perdue, un peu isolée du monde. J’ai pensé « ils pleurent quelqu’un ». Les regards qu’ils se lançaient, les petits gestes, c’étaient ceux qui viennent quand on veut réconforter, mais qu’on sait que chacun sera seul à se dépatouiller avec le deuil. Il m’a semblé retrouver cette attitude qu’on a quand après la mort de l’autre, on commence tout juste à émerger avec la gueule de bois. Quand on se dit encore « ça peut pas être vrai » mais qu’il faut bien se mettre debout et faire ce qu’on a à faire, puisqu’aux yeux du monde, on a écoulé le temps « roule-toi en boule et chiale » qui nous était imparti.
Ils avaient l’air en plein dedans, ceux-là. En plein dedans, donc forcément un pied en dehors de chez nous. Plutôt ironique, dans une gare, non ? Pardonne, je vois des symboles partout. En tout cas ma tribu avait l’air foutrement décalé, et pourtant les passants semblaient n’y voir que du feux. Ils continuaient le mouvement. Ces clips et photos sur lesquels un sujet reste immobile pendant que tout le reste floute autour de lui, là… C’est à ça que j’ai pensé en les voyant. Et à vrai dire je ne voyais plus qu’eux. Ok, possible que je romance trop, comme d’habitude. Z’avaient ptet tous un gros rhume, une allergie… Ils venaient ptet de se faire coller une amende salée pour stationnement non autorisé, que sais-je ? Mais quelle drôle d’impression, en tout cas.
Bon, à part ça, le nouvel album des Black Keys est très chouette. Vive le blouse.
—Stellou | 19 comments
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Note to Self
octobre 5, 2006, 12:52 pmLe comble du nombrilisme ? Garder son empreinte dentaire et pour la foutre sur son blog :
Ha ha ha ! Oui, on peut trouver ça lugubre. En même temps, quoi de mieux qu’un dentier pour s’amuser en toute simplicité et donner une nouvelle dimension à des expressions du quotidien telles que : "avoir 26 ans et toutes ses dents" (d’ailleurs, bon anniversaire à Din, qui fête ses 21 ans EDIT : et bon anniversaire à Ze F. - je ne savais point que c’était aujourd’hui, petit con) ou encore le fameux "ramasse tes dents" ? Hum.
—Stellou | 13 comments
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