Archive for septembre 2006
Sleepy Little Sailor
septembre 28, 2006, 10:54 amBosser chez soi fait parfois un drôle d’effet. Les informations, les nouvelles du monde y résonnent comme un pet d’éléphant dans une Eglise - si je puis me permettre cette image un rien vulgaire.
Moi qui étais déjà plutôt perméable aux tuiles, je le suis encore plus depuis que je travaille chez moi, sans le brouahaha des pauses café salariées pour diluer l’effet des infos entendues ici et là. J’imagine que ce matin, on aurait probablement parlé des sorties ciné, balancé sa touillette en plastique dans la poubelle, tapoté la cendre de sa clope, évoqué l’interdiction de fumer dans les bars, fini son premier café, jeté son gobelet en plastique et puis peut-être que j’aurais râlé contre ce geste en brandissant les dernières études alarmantes (à ce stade là, on n’utilise plus le terme alarmiste, hin hin) sur le changement climatique. J’aurais été inquiète et dégoûtée en arrivant, mais j’aurais sans doute été distraite par les conversations annexes sur la gastro du petit ou la qualité du Diable s’habille en Prada.
Là, à part ruminer mon angoisse écolo, impossible d’éviter de penser à ces très mauvaises nouvelles de la planète (que celui ou celle qui n’a pas vu/lu/entendu au moins une fois cette semaine ces rapports terrifiants me fasse signe). A mon échelle, je fais ce que je peux pour moins dégueulasser Mozeur Eurss et ce, depuis un moment. Ca fait des années que je ne laisse plus couler l’eau du robinet à tort et à travers, la douche est mon amie, je trie mes déchets, j’ai abandonné depuis longtemps l’idée des sacs en plastique (d’ailleurs, l’étonnement des vendeurs de la Fnac quand on refuse un sachet vaut le détour) et comme j’ai pas le permis, je fais la majorité de mes trajets à pied ou en transports en commun…
C’est pas grand chose, c’est déjà ça, c’est pas assez pour m’empêcher de flipper. Quand je sors dans la rue et que je vois tous ces veaux roulants voitures qui défilent, une rengaine désagréable me trotte dans la tête : "on est tous foutus-on va tous crever plus tôt que prévu". Et dans d’atroces souffrances, en plus. Tu me diras "oh, tu seras morte avant, ma pauvre !". Argument non recevable : dans 50 ans, je serai sans doute encore là pour avoir un aperçu des dégâts, alors "après moi le déluge", mon cul. D’ailleurs, je ne sais pas ce qui me désespère le plus : l’idée de mourir trop jeune (à mes yeux, ce sera toujours trop jeune) ou l’idée de mourir vieille, mais désabusée. Désabusée parce que vois-tu, bien que non-croyante, je me raccroche à quelques espoirs irrationnels d’au-delà pour calmer un tout petit peu ma peur panique de la mort. J’en ai principalement deux :
a) me réincarner en coléoptère, en morue, voire même en être humain.
b) pouvoir rester plus ou moins dans les parages sous forme dématérialisée et observer les humains comme dans les séries fantastiques. Ce serait comme une télé géante et perpétuelle. Je verrais tout et rien, j’aurais tellement de chaînes existentielles au répertoire que je regretterais la TNT.
…
Ouais, je sais. Autant croire au Père Noël. Mais imagine ma tête quand je me dis qu’avec nos conneries, il est probable que ces deux options me soient refusées ? Parce que en cas de a) de toute façon les morues n’existeront plus. Et en cas de b), on m’aura bousillé ma télé. Ou bien restera plus que des programmes très chiants avec du décor apocalyptique mais sans acteurs dedans. Chier, merde. Bâtards, samèrelapute, jenouspisseàlaraie, jecriemarévolte.
…
Hum. Je devrais peut-être aller faire mes pauses au Café du Stade. Ca me ferait des gens à qui en parler. Au lieu de bloguer, là.

—Stellou | 21 comments
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Kiss you Off
septembre 22, 2006, 10:58 amDans les premières pages du dernier Glamour, j’ai été saisie d’une impression de… Comment dire… d’encerclement :
… Kate Moss
Kate Moss, Kate Moss, Kate Moss et encore Kate Moss... Partout dans les pubs. Sans compter ses apparitions dans les pages tendances et compagnie. Sans compter les autres pubs dans lesquelles elle apparaît également, avec ses chépucombien de contrats, là. Avoir Kate Moss comme égérie, faut dire, ça marque les esprits…
- T’as vu la pub avec Kate Moss, là ?
- Pour Bulgari ?
- Nan pour euh…
- Chanel ?
- Nan nan… Euh…
- Calvin Klein ?
- Non.
- Vuitton ? Non, mais c’est des sacs aussi.
- Longchamp ?
- Oui ! Voilà. La photo est jolie, heih ?
- Ché pas, je me rappelle plus. Je les confonds toutes.
Hum. Bref. En parlant de célébrités, j’ai pensé à elles en allant chez le dentiste, hier. Pour la première fois de ma vie, je me fais poser une couronne. O, joie ! Comment ai-je pu donc vivre sans qu’on me creuse la molaire, qu’on me pompe sa substance vitale, qu’on me la rabote et qu’on la bourre de résine, pour enfin l’enfermer à tout jamais dans un sarcophage de céramique (oui j’ai pris la version luxe. J’ai le sourire tellement large que même mes dents de sagesse disent bonjour). Hier, j’en étais au stade de l’empreinte dentaire. Au moment où je mordais avec entousiasme dans la pâte de silicone, j’ai pensé que si j’étais tordue, j’offrirais mon empreinte dentaire à mon keum. Après tout, Angelina Jolie a bien échangé son sang avec Billy Bob, certains laissent des mèches de cheveux… Bon, l’empreinte dentaire, ça fait un peu famille Adams, comme cadeau, mais ça peut avoir un caractère fonctionnel. Servir de porte-couteaux, ou, comme l’a suggéré mon fanfaron de dentiste, "de cendrier". D’après lui, il est très fréquent que les patients demandent à garder leur empreinte dentaire "De toute façon, c’est soi ça, soit je les jette, alors", m’a expliqué le monsieur.
C’est là que je me suis dit que s’il y avait des gens pour garder leur propre empreinte dentaire, il devait sûrement y en avoir pour collectionner celles des autres. Si le sandwhich de Britney peut se négocier sur e-bay, il y a toutes les raisons de penser que les dents de stars s’arrachent (... JEU DE MOTS A BABORD). Combien pour le premier dentier de Sophia Loren ? Les dents de lait de Beyoncé ? L’empreinte dentaire du King ? Je sais. Je sens que ça existe. Il ne faut pas sous-estimer la fantaisie humaine. Hem.
- Salut Roger. T’as le matos ?
- Ouais.
- Tu m’as ramené quoi, cette fois ?
- J’ai trouvé le bridge de Steven Seagal chez un Antiquaire de LA.
- Bof… Certifié authentique, au moins ?
- Ouaip.
- Bon. Je verrais ce que je peux en faire… Et la mémé de la Nouvelle Orléans, là. Elle est enfin prête à me larguer l’empreinte dentaire du King ?
- C’est délicat, Billy Boy. Elle dit que ça a une valeur sentimentale. L’empreinte dentaire du King, c’est comme un peu de son sourire sur sa table de nuit…
- Elle veut plus de thunes, c’est ça ?
- Ouaip.
- La sale fouine… Hum. Et l’appareil de Scarlett Johansson, tu l’as eu ?
—Stellou | 13 comments
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Blow your Mind
septembre 18, 2006, 1:19 amC’était peut-être l’heure tardive (bof)
C’était peut-être la bière (si peu)
C’était peut-être la fatigue (bon)
C’était peut-être le rose criard de la housse de couette qui me distrayait un peu (plausible)
…
Ou bien la nature m’a-t-elle fait don d’un équipement mental trop léger ? (… sans commentaire)
Toujours est-il que face à ce passage d’un article de Rock & Folk :
« Le talent prend souvent les atours du déplacement rétroactif. Etre en retard dans le champ d’expression que l’on déserte permet d’être en avance dans celui que l’on pénètre. C’est une question de filtre : il faut savoir doser la part de poison à injecter dans les composantes que l’on désire modifier sans les dissoudre absolument. C’est ainsi que l’art que l’on traverse se transforme en monstre (…) »
… Je me suis sentie aussi perplexe qu’une pintade dans une partie de Mastermind.
—Stellou | 12 comments
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I Heard it Through the Grapevine
septembre 13, 2006, 8:55 pmEntendu ce soir aux infos de France 2 : depuis 4 ans, un viticulteur italien diffuse de la musique classique dans ses vignes pour favoriser la croissance du raisin. D’après les recherches, ça marche. Il semblerait donc que la musique ait un effet bénéfique sur le vin. Reste à savoir si la réciproque est vraie. Ha ha ! Pouet.
…
Laurent Ruquier : sors de ce corps !

(Et ça, c’est une photo extraite du film Sideways)
—Stellou | 15 comments
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Supermassive Asshole
septembre 11, 2006, 11:22 pmJe m’étais fait une belle petite théorie sur la question. Une sorte de mini-guide de développement personnel… personnel. Constatant à quel point je pouvais balancer entre extase et calimérisme* dans une même journée, j’avais trouvé le moyen de l’assumer. "Posons les choses de façon froide et distante, mon petit, me répétais-je. Quand l’ivresse frappe à ta porte, profites-en au maximum. Prends une goulée d’air, grise-toi donc, amplifie-là au besoin, quitte à te transformer en Amélie Poulain sous Prozac. Cherche même à provoquer ces petits instants d’illumination. Après tout, les gosses les trouvent dans un rien, alors pourquoi aurais-tu donc perdu la main ? Hein ? Ce piéton grisonnant qui balance au conducteur klaxoneur « MAIS TA GUEULE CONNARD ! » comme il lâcherait une caisse… C’est pas du bonheur, ça ? Du Club Med en boîte ?
Et quand c’est l’autre qui se pointe et ben… Tant pis, laisse entrer aussi, mon lapin. C’est un bout de toi, après tout. C’est pire quand tu résistes, tu le sais, alors La Grosse Merda, qu’elle vienne donc poser son gros fion sur ton rocking chair. T’as qu’à la regarder raconter ses horreurs en rigolant, au lieu de la laisser t’embobiner. Sois indulgente envers tes sautes d’humeur, ma fille. C’est justement le seul moyen de ne pas t’y complaire." Blablabla et voilà.
Généralement, une fois arrivée au bout de ce petit raisonnement, je concluais par un cri de révolte digne d’un sixième maudissant les ravages de l’acné. Je me disais qu’après tout, rien n’obligait les gens à avoir la frite sans arrêt. C’est vrai, quoi ? Qu’est-ce que c’est que cette dictature de la vie en couleur ? Hein ? Avec tout ce qui se passe autour de nous-l’homme est un loup pour l’homme-le prix des pommes a encore augmenté-demain on va tous sauter… Et comme la culpabilité se pointait généralement pile à ce moment-là, je rajoutais, pour la bonne conscience du geignard : « Je sais que j’ai tout pour être heureuse. Je sais que d’autres n’ont pas ma chance. Je sais que je m’écoute trop. J’y peux rien si je fais le yoyo… Ca doit être chimique ».
Cette méthode de bourrage de crâne a réussi à me procurer un certain équilibre dans le déséquilibre. Le hic, c’est que ça bouffe de l’énergie, ces conneries. Prendre de la distance, tuer les questions à la naissance, lâcher prise… C’est comme la fameuse galerie du Code de la Route : roule avec ce machin sur le toit de ta R5 et tu consommes 1L de carburant en plus (Ha ! J’ai peut-être pas le permis, mais ça, je l’ai retenu). Résultat : j’en ai marre, les copains. Je sais plus comment on fait. J’ai qu’une envie : me poser le cul quelque part et laisser la Grosse Merda prendre en charge la maisonnée. Moi je ferai rien, elle se chargera de tout. Ca me demandera si peu d’efforts, de rester au chaud dans mon caca… Hum. Non. Allez, répétons en boucle : « Arrête de te plaindre/profite (pétasse)/arrête de te plaindre/profite (non mais tu t’es vue ?)/ Arrête de te plaindre/profite (carrément indécent)/ Arrête de te plaindre/profite (la honte, hé) »… Gnaaa !! MAIS TA GUEULE, CONNASSE !
…
Tiens tiens… Un doute m’habite : le piéton-rebelle de cet après-midi insultait-il les automobilistes ou s’insultait-il lui-même ? Ha ha. Qui sait ? Comme quoi, heureusement que j’ai un blog. Sinon je finirais folle, à me gueuler dessus dans la rue. (Poil au… Non. Il ne faut pas.)

* Calimérisme : capacité d’un sujet à s’auto-apitoyer, tendance passagère ou permanente à noircir excessivement le monde qu’il l’entoure. Normal, vu la coquille de ouf qu’il a sur le front, n’importe qui verrait de traviole. Le pauvre. C’est vraiment trop injuste. Ex : "Tiens ? Le post de Gérard est à se flinguer, aujourd’hui… tu crois que c’est grave ?" "Mais non. C’est juste du calimérisme".
—Stellou | 12 comments
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Father and Son
septembre 10, 2006, 9:11 pmIl y a peut-être bien deux ans, j’ai atterri avec deux ou trois autres spectateurs devant Le fils d’Elias, du réalisateur argentin Daniel Burman. Ce dimanche-là, je ne savais même pas ce que j’allais voir et à dire vrai, je me suis un peu emmerdée, cherchant le moment où le film allait "décoller", c’est-à-dire prendre sens à mes yeux d’une manière ou d’une autre. Si j’avais su que Les lois de la famille était du même réalisateur, j’aurais sans doute hésité à prendre un ticket. Heureusement, ce jour-là encore, je ne savais pas trop ce que j’allais voir : sinon je serais passée à côté d’un joli portrait de paternité.
L’histoire est plutôt simple : un jour comme un autre, tu entres dans la vie de Perelman fils, jeune avocat d’Etat, marié à une magnifique prof de Pilates et père d’un gamin de 2 ans. Guidé par la voix de ce trentenaire pas encore très sûr de ce qu’il est, constamment vêtu d’un costume-cravate qui donne au moins une certaine rigueur au tracé de sa personnalité, on entre du même coup dans la vie de Perelman père, avocat dans le privé. Passionné par son métier, il est très apprécié par ses clients pour ses capacités d’empathie et son ingéniosité parfois à la limite de la… légalité.
Au fil du temps, par frôlements, on perçoit le désir du fils de se différencier du père, tout en souffrant de ne pas lui ressembler. On le voit s’interroger lui-même sur la paternité, puisqu’aujourd’hui, c’est à son tour de jouer. On comprend, dans les regards de Perelman père, les regrets de celui qui sait être passé à côté de certaines choses mais espère toujours que le processus soit réversible. On sent le coeur palpiter sous les costumes cravate, sans qu’il y ait besoin d’y mettre de mélodrame (la plupart des scènes donnent plutôt envie de sourire/rire). Je ne sais pas si c’est dû au sujet, ou à une hypersensisbilité automnale, mais j’ai été drôlement touchée par ce film, ses personnages, sa musique - au sens propre comme au figuré -. Si t’as un peu de temps à tuer, vas-y donc.

—Stellou | 3 comments
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Funky Square Dance
septembre 8, 2006, 9:20 pmQuand on bosse en entreprise, on a tendance à vouloir mettre un peu de soi dans son environnement de travail. Selon le degré de décontraction de l’institution, on ramène donc sa plante verte ou sa ménagerie de gadgets. On accroche un poster ou une photo du gosse. On amène ses bonbecs ou son pack de bière… Ah non c’est vrai : l’alcool est interdit sur le lieu de travail*. On personnalise, quoi.
Quand on bosse chez soi, on fait souvent un peu l’inverse. Ca s’appelle « se créer une structure de travail », je crois. Tout le monde ne fonctionne pas comme ça, mais beaucoup on leurs petits « trucs » pour se mettre en condition de bosser un peu sérieusement. Certains sont incapables de bosser en pyjama. D’autres ont besoin d’une pièce bien à part, un vrai bureau de travailleur qui sentirait presque l’alarme à incendie et la machine à café. Bref, quelques cloisons mentales sont souvent requises pour séparer Mme Taf et Mr Perso dans l’open space mental.
« Oh la, mais comment tu fais pour bosser chez toi ?" me dit-on parfois. "Moi je pourrais pas. J’arriverais pas à me mettre au boulot ». Ben… Je me le demande, parfois. Il est vrai que je travaille dans… ma chambre, avec mon lit à la belle couleur orange direct dans le champ de vision (du pur sadomasochisme). Je peux travailler un peu n’importe où : là ou dans la cuisine, dans une position ergonomiquement incorrecte, ou sur mon lit, tiens. Aussi. M’en fout. Probablement un vieil héritage de mon passé scolaire.
Pas besoin de non plus de revêtir un tailleur ou une quelconque tenue de travail : je peux sans problème bosser en pyjama jusqu’à deux heures de l’après-midi. Je pourrais bosser en string que ça n’altérerait en rien ma concentration (la visiophonie ne passera pas par moi). En revanche, j’ai du mal à bosser les cheveux détachés. Non pas qu’ils me tombent sur les mirettes, mais le geste d’attacher ma tignasse en queue de cheval me dégage les idées en même temps que la nuque. Quant à la bouteille d’eau dont je ne peux me passer, elle me donne l’impression, quand j’en descends quelques gorgées, de me laver la cervelle. J’imagine la flotte qui vient tout balayer, comme un déluge s’abattant sur mes braves petits neurones. Que les lois de l’anatomie s’y opposent, mon ami, je n’en ai cure. C’est comme ça que je le vois, c’est tout. Mes pieds peuvent bien reposer encore dans leurs pantoufles et mes nénés s’ébattre librement sous mon t-shirt. Ce qu’il me faut, moi, c’est le sentiment que ma tête, elle, est bien revenue de RTT.
* Tout le monde sait qu’aux pots de départ, on ne boit que de l’Orangina
—Stellou | 7 comments
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The Violence of Truth
septembre 6, 2006, 1:10 pmPetit exercice de lecture : regarde bien le flyer suivant, édité à l’occasion des (très proches) festivités de Lille 3000… (et magnifiquement scanné, il faut le souligner. Hem)

Que lis-tu sur le gros titre :
a) Bonbézé deu lil ?
b) Bonbézeur deu lil ?
Non, je n’ai point l’esprit mal tourné : depuis que j’ai entendu une passante demander à son mari, avec un soupçon de malice, "Tu lis quoi sur l’affiche, là ?" et se voir répondre "Euh… Bonbézeurs ?", je suis perdue.
—Stellou | 23 comments
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