Archive for juillet 2006
The Leaving Song
juillet 30, 2006, 8:07 pm
Yo ! Non, je ne suis pas partie me faire refaire les nichons en prétendant "partir en vacances". Je suis vraiment partie en vacances et mes nénés aussi (d’ailleurs, ils te passent le bonjour). Pour 15 jours. Soit encore une semaine avant de retrouver ma bonne ville de Lille et sa plage (oui, on a un Lille Plage nous aussi, d’abord).
En attendant, j’en profite pour butiner un peu de culture. Bol de chez bol, je tombe sur des choses qui me plaisent. Notamment ceci :

Un roman qu’on peut appeler de science fiction comique, original, et farci d’observations pertinentes. En gros, l’auteur imagine la publication d’un ouvrage de développement personnel réellement efficace. Capable de rendre les êtres humains totalement heureux.
Et puis au rayon CD, l’album Loveheart, de Merz :
J’ai accroché dès la première écoute.
—Stellou | 13 comments
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Kiss my Ass
juillet 21, 2006, 12:17 pmPloplos, roberts, nénés, airbags, nichons… Y paraît que c’est ça le grand symbole de la féminité. Plus qu’une belle paire de fesses, par exemple. C’est dommage. Si c’était l’inverse, si on se décolletait plus volontiers les fesses que les nichons, je serais sans doute plus en phase avec les canons de la féminité.
"T‘as pris la crème solaire ?"
"Ah merde ! Oubliée !"
"Damned. Si je grille comme l’année dernière, je vais encore avoir du mal à m’asseoir".
…
Hum. En fait c’est ptet pas une bonne idée.
N’empêche. Chaque été, quand je surprends dans la glace la tronche de mes Ben & Nuts, j’ai peur. Le fait qu’ils soient riquiqui (un jour peut-être, le bonnet B ?) ne me dérange guère. Les petits seins, je trouve ça beau. Le hic, c’est que les miens ont un peu souffert. La génétique m’a fait un coup de pute (que n’ai-je hérité comme ma soeur de demi-sphères parfaites ? Hu ?), comme je le remarquai cruellement lors de l’essayage de mon premier soutien-gorge. A l’époque toutefois, je pensais, forte de je ne sais quelle croyance ésotérique, que mes nichons pouvaient changer. Que ces deux-là n’étaient qu’un avant-projet ("Alors bon, les gars. Ok, on a merdé sur le premier jet. Mais y a pas de raison on va se refaire. Ben, tu te décales un peu par-là, ouais voilà. Nuts, toi tu vas là. Parfait. Ca c’est du team spirit. Et maintenant les gars, hop, on remonte d’un étage !! Et on répète après moi : nénés winners forever !") Or, non. On n’est pas chez Disney, vois-tu. Bref, le deal génétique était pourri et les variations de poids ont fait le reste. Effet squelette + gant de toilette garanti. Non, ne vomis pas. Prends un peu d’eau fraîche, ça ira mieux.
Je sais bien que tout ça devrait me passer au-dessus. Que l’apparence ne compte pas. Que les critères de beauté sont bons à jeter. Que deviens ce que tu es et n’écoute que toi. Mais tout ça glisse sur moi comme la transpiration sur les mollets du Tour de France (c’est beau non ? C’est pour montrer que je suis l’actualité). Je sais aussi que ces préoccupations-là sont bien futiles, qu’il y a bien des choses en ce monde plus passionnantes qu’un décolleté. Et plus graves, aussi. Pardon, mille fois pardon. Mais en pleine saison du bikini, c’est tellement facile de se regarder le nombril.*
* le reste du temps aussi, remarque.
…
Les seins, les seins… Kiss my ass, oui (ce sera plus confortable)
—Stellou | 17 comments
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In the Heat of the Night.
juillet 19, 2006, 11:18 am
A force de clamer ma fascination pour le grand âge, serais-je frappée de veillissement précoce ? Moi aussi, serais-je menacée par les effets de la canicule ? C’est la question que je me suis posée hier soir, alors qu’affalée sur mon lit, la fenêtre grande ouverte, je ruminais contre la chaleur. Pour réussir à dormir avant 3h du mat’, j’ai tenté diverses manoeuvres. J’ai essayé la tactique "fichons-nous à poil", mais ça n’a pas changé grand chose. J’ai essayé de penser très fort à un iceberg, mais à part me coller la musique de Titanic dans la tête, ça n’a pas eu de grande conséquence sur mon état. Si ce n’est que puisque j’en étais aux grandes tragédies, j’ai pensé "Nicolas Hulot a raison : on va tous crever. Demain, le barbecue de l’Humanité". C’est vrai quoi : 37°C, merde alors. A Lille. Chuis pas habituée à ça, moi.
Déjà qu’en temps normal, je bois des litres d’eau par jour (au grand étonnement de certains chameaux de mon entourage), imagine ce que ça donne par ce temps. Je bois autant que je peux, mais à peine la bouteille reposée, la soif revient déjà à la vitesse d’un surfeur sous amphètes. J’envisage sérieusement de me poser sur la tête un casque à bière réaménagé en water helmet, pour une hydratation continue sans effort inutile. Les stocks d’eau de la planète ne seront bientôt plus qu’un joli souvenir.
Ce qui est étrange, c’est qu’avant, la chaleur ne me faisait pas peur. J’y ai repensé ce week-end, les pieds dans l’eau de la Manche, quand ma soeur a remarqué : "brrr. C’est… Vivifiant, hein. Hé, t’as vu : y a que les petits qui osent se baigner, là". Ah oui, tiens. Et de pistolet à eau en bac à sable, j’ai repensé à nos vacances passées. Quand il fallait nous courir après pour qu’on reste à l’intérieur du studio à l’heure de la sieste méditerrannéenne. Le trottoir était brûlant, le sable était brûlant, l’air était brûlant, même la crème solaire frôlait l’ébullition et pourtant, on continuait à rester fidèle au poste des jeux de plein air. Enfin air… Disons "four" :
- Stellou, Dédé, allez, rentrez vous allez attraper une insolation !
- Nan manman !
- Comment ça, non ?
- On a les pieds collés au macadam !
Fichtre. Mais où est donc passé le lézard qui sommeille en moi ?
..
A part ça, les bonnes nouvelles s’enchaînent. Mon frangin enfin récompensé de tout le boulot qu’il a fourni, des amis qui trouvent un boulot qui leur convient ou obtiennent le concours dont ils rêvaient et puis Racontage de Vie qui est sorti. Fab avait le concept en tête depuis des années et puis le petit a fini par voir le jour. Les dessins sont de Laurel et les textes sont de moué. C’est donc un peu l’année du grand chauve : un bébé (la demoiselle Lyna), un bouquin (Futur Papa accouche en janvier) et l’aboutissement de Racontage.
Bon. C’est forcé que ça continue, non ? Allez.
Edit : On me fait, à juste titre, remarquer que j’ai pas dit où ça se vendait. C’est chez Msieur Auchan côté agendas, papeterie tout ça. Autant pour moi.
—Stellou | 12 comments
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Fell in Love with a Girl (non, c’est pas ce que tu crois)
juillet 12, 2006, 7:32 pmIl y a des inconnus qui jouent un rôle important dans une vie. Des gens qu’on croise de temps à autres, avec qui on échange rarement plus de quelques mots, et qui influent pourtant sur ton humeur. Des "personnages", comme on dit. Le mien, c’est la dame de la presse. Sa boutique n’a rien de spécial. Comme ailleurs, on y trouve des rangées de publications classées par thèmes (Loisirs, Jeunes, Enfants, Actualité, Adultes, Presse Féminine…). Des portants de quotidiens divers. Des piles de catalogues de VPC. Des pots de stylos. Et affichées au-dessus du comptoir, quelques impressions couleurs vantant comme chez d’autres les mérites de la super imprimante du lieu (impressions dont les héros sont souvent un gosse, un chat ou un chien - c’est marrant).
Moi qui suis très visuelle, ici le décorum j’en n’ai rien à carrer. C’est surtout la dame que j’aime bien voir. Le genre de personne qu’on dit "lumineuse". Son âge, j’ai du mal à le déterminer. Ni vieille ni très jeune. Le regard qui pétille, le cheveu noir corbeau. Et une voix douce agrémentée d’un petit cheveu sur la langue. De temps en temps la vla qui sort une vanne. Qui raconte quelques anecdotes aux clients qui les cherchent. Qui n’en rajoute pas auprès de ceux qui veulent juste choper Libé et partir bosser. Une bonne commerçante, quoi. Sauf qu’à chaque fois que j’entre dans sa boutique, je sens que je vais repartir avec un peu de positif inséré dans les pages du magazine que j’achète pour mettre mes neurones en RTT. Et il suffit qu’elle me dise "1 euros 60, s’il vous plaît" pour que je me sente en joie quelques minutes.
Je sais bien. Si ça se trouve, cette femme est une harpie qui bat son mari et traumatise ses voisins. Et l’humour que je crois voir affleurer sous ses lunettes n’existe peut être que dans mon imagination. N’empêche, si elle fermait boutique, je me sentirais dépossédée. J’irais certes acheter Public ailleurs, mais la cellulite des stars n’aurait plus la même saveur.
—Stellou | 10 comments
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Sans Souci
juillet 11, 2006, 10:18 pm
Ce qui est bien avec You Tube quand même, c’est qu’en rentrant du Cactus Festival, dégoûtée qu’un week-end parfait ait pris fin, tu peux te consoler en revoyant les images de la prestation de Rufus Wainwright à laquelle tu assistais quelques jours plus tôt. Des images prises à quelques centimètres de l’endroit où tu te trouvais, en plus (si tu entends quelques rires idiots et un ou deux "wouhouhou" du même acabit, disons que c’est ptet les miens). Je n’avais jamais vu l’individu sur scène (l’année dernière, une grâcieuse gastro m’avait empêchée le voir à l’Aéronef. Comme quoi la musique est bien une histoire de tripes), mais là, au deuxième rang au pied de la scène, j’ai eu tout le loisir d’observer le bonhomme. Y avait même moyen de compter les poils qui dépassaient de sa chemise.
Arrivé sur scène équipé d’énormes lunettes de soleil et d’une élégante paire de tongs, l’individu s’est livré à environ une heure de concert, parfois seul au piano, parfois seul à la guitare (dont il a pété une corde, le gueux), parfois accompagné de sa soeur (mais Lucy, pas Martha) et toujours avec le sens de l’humour. La prestation était courte, mais on a eu droit, en plus des titres attendus, à une nouvelle chanson, intitulée Sans Souci, qui comme son nom l’indique, s’inspire du Château de Sans-Souci à Potsdam. On notera l’acrobatie vocale située à 4min13 du machin et la petite private joke sur la corde de guitare massacrée quelques minutes plus tôt. Sacré lui.

—Stellou | 5 comments
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In the Kitchen at Parties
juillet 6, 2006, 11:02 amA la maison, pendant toute notre enfance et notre adolescence, ma soeur, mon frère et moi avons vécu dans la quête du vinyle ultime (bon d’accord - y a ptet une ou deux exagérations dans cette phrase). Le disque qui fournirait enfin un cadeau véritablement désiré à l’occasion d’une fête des pères, d’un anniversaire paternel, ou d’un Noël. Chaque fois que les notes de fanfares de Stop the Cavalry retentissaient à la radio (ce qui arrivait de temps à autres), le padre devenait comme fou, s’agitant dans la cuisine familiale en pointant du doigt notre petit poste de radio, avant de s’emballer : "Oh écoute écoute ! C’est bon ça, hé !".
Stop the Cavalry, c’était un peu le Graal, la chanson dont on n’arrivait jamais à retenir l’interprète, le truc dont je me disais qu’il avait dû connaître une gloire obscure (ouh, oxymore) avant de disparaître comme une Atlantide de la Pop. Pouf.
Bien sûr, il nous est arrivés de chercher, de sonder la Fnac, en se disant qu’un gros distributeur avait ptet des chances de l’avoir, ce machin. Mais non. Pas moyen de trouver. Et puis internet a levé le voile sur le single fétiche du paternel. Stop the Cavalry, (dont un extrait repris par les Kaiser Chiefs est audible ici. Merci Youtube), c’est un titre concocté en 1980 par le chanteur anglais Jona Lewie. Titre qui, par un petit malentendu, est devenu un véritable hit de Noël, probablement parce que ses paroles contenaient le mot Christmas et sa mélodie de petites touches de cloches. "Je l’entendais souvent passer cette chanson, mais bon à l’époque, le gars, entre les Beatles et les Rolling Stones, il a pas dû pouvoir percer", a commenté mon père. C’est une façon de voir les choses, en effet.
En tout cas, toujours grâce à Youtube, j’ai pu constater que le personnage auteur de la fameuse chanson mystère (qui ne l’est peut-être pas du tout, on est jamais assez pop-culturé après tout) était plutôt du genre chatoyant, dans le genre grande bringue désabusée à chorégraphie distanciée. Fan des années 80, du clavier qui vlûûte et des chouchous dans les cheveux, jette-donc un oeil à ceci. Et merci Papa :’) :
NB : La prochaine fois, nous découvrirons comment, en mai 1972, au fin fond d’une bourgade texane, le cousin germain d’Elvis a jeté les bases de la musique techno via son hit vendu à 150 exemplaires - Mama ain’t got no BoomBox in da Butt. Merci.
—Stellou | 13 comments
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Tonight we Fly (mais all day long aussi)
juillet 4, 2006, 12:45 pm
Quand j’étais petite, j’avais ce qu’on appelle "la tête dans les nuages" quasi en permanence. A table, quand on me demandait d’aller chercher le pain, je ramenais un pot de moutarde. Et quand on me demandait la moutarde, je ramenais le pain. A l’école, les instits/profs qui me donnaient une papier à faire signer aux parents n’étaient jamais sûrs de les revoir un jour : les fragiles missives avaient toutes les chances de finir oubliées au fond du cartable, sous les coquilles de graines de tournesol vides et les mouchoirs sales (glamour). Aujourd’hui, j’ai les pieds au sol plus souvent qu’avant, mais de temps en temps, ma nature revient au galot.
J’avais enfin trouvé la paire de tongs de mes rêves dans l’un des ces magasins djeunss où on m’appelle "madame" (tain d’sarace). Je me dirige vers la caisse pour payer, je fouille dans le vide-ordure qui me sert de sac et là, je constate que ma carte bleue manque à l’appel. Des cartes de fidélités en veux-tu en voilà, ça y en a, mais point de carte bleue.
C’est alors qu’un éclair de lucidité me saisit le bulbe : je me revois devant le distributeur de la banque, je me vois en train de prendre un relevé de compte, mais… Aucune trace mentale d’un "biip" et d’un "veuillez reprendre votre carte". A quoi je pensais à ce moment là ? Oh, va savoir. Peut-être au cuir de ma sandale qui commençait à me taillader la peau. Ou bien au boulot qu’y me restait à faire. Ou bien à l’Etat de la France, point ne le sais-je. Toujours est-il que l’action "taper fin et reprendre carte", ça, j’y ai pas pensé.
Oh merde. Je crois que j’ai paumé ma carte bleue, fais-je au vendeur, qui à en juger par son regard, était en train de se dire tiens, elle vient de dépasser le temps maximal de fouille de fond de sac. Houston. Cette fille dame a un problème.
Ah ben alors là, avant toute chose, faut vider touuuuuuuuuut le sac par terre, me répond le jeune homme, encore animé d’une lueur d’espoir. Me connaissant, je savais bien qu’il n’y avait aucune chance que ma Mastercard soit en train de se taper un Ricard avec ses copines FNAC et Vitale dans un recoin de mon agenda. M’enfin au cas, où, je me suis exécutée.
Et Stellou de vider ses babioles entre une pile de jeans à 3 chiffres et un mur de tongs branchouilles, à la recherche de quelques centimètres carrés de capitalisme. Mais rien. Rien de rien, non je ne détectais rien. Au bord de la crise cardiaque Un peu inquiète à l’idée que mon compte soit déjà en train d’alimenter les dépenses d’un quelconque individu de l’autre côté de la frontière ("Allez Jean-Mi, une dixième tournée" "T’es fou Jean-Guy : tu vas casquer" "T’inquiète, boubourse, c’est Stellou qui paie") ou sur le veppe, j’ai donc mis un terme à mon expédition courses et fait opposition à ma carte pour la énième fois de ma vie. Je sais pas pourquoi, je suppute que ce sera sûrement pas la dernière. Mazette. Quelle cervelle en faisselle.
…
Sur ce, je te laisse : je sais pas si j’ai coupé le feu sous la casserole.
—Stellou | 16 comments
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