Archive for février 2006

More than words (ben quoi, Extreme c’est classe, ça)

février 26, 2006, 12:24 am

En hommage au Débilitron, je m’amuse désormais à parler comme lui. C’est ainsi que ce soir, Sosou (alias A big black bug bit a bit black bear) et moi (alias Vive la Volaille) avons tenu cette conversation des plus profondes sur MSN. Extrait (pardonnez les fotes hein, quand on tape vitte on fé pas gaffe) :

"Vive la volaille dit : maintenant je m’amuse a parler comme le débilitron. pourtant, au départ, c’était pas rénové. Qui aurait décalqué que je pourrais enrouler des betteraves de porc sauce aigre douce avec le dos de la pelleteuse sans eplucher le kiwi ?
A big black bug bit a bit black bear dit : ah ben effectivement je n’aurais pas décalqué hin, ptet photocopié a la limite huhu
V. dit : attends, tu vas pas me trucider que pour toi, c’est comme pisser dans un violon avec la poutre de la voisine, alors que je sais très bien qu’à bien crucifier le président, tu bornerais le cactus à trois pattes ?
A. dit : eh ben si ! justement
V. dit : oh. tu bines un peu de la louvière là. enfile moi donc un peu la fourche
A. dit : tu peux te brosser la wassingue dans les chaussettes ma vieille
V. dit : et oh ! … pas de torches entre nous
A. dit : t’enflamme pas le logarythme pour rien non plus heuu
V. dit : t’en as de bordéliques, espèce de moule à cake ! tu me bornes le micro ondes, et je devrais enterrer l’ortie du pape dans le vide ordure ?
A. dit : mais rien ne te gene le bulbe de te tartiner le cookies hein !
V. dit : Espèce de mobylette ! si tu me vides l’élysée, je te palperais la ciboulette
A. dit : mais lache ma planche à voile ! tu me prend le gâteau au yaourt là !
V. dit : c’est ça. Fais ton Indurain
A. dit : j’ai ptete pas inventée la geisha mais moi j’ai pas mes grosses motos roses
V. dit : hein ? tu t’es pas trépanée, hein. Si j’avais le gant de toilette décoloré, je loucherais un peu mieux sur mon porte plume
A. dit : c’est des grenades ? j’ai bien entendu ? tu me cherche, entrecôte aux cèpes !
V. dit : alors là, ça mérite une quiche aux lardons. de toute façon, je savais que tu régurgitais de la danse de salon
A. dit : pff ! d’abord tu sais même pas faire ton gourdin en mousse. Et puis la truelle du zippo n’atteint pas la lutte gréco-romaine.
V. dit : quand on recolle les feuilles d’impôts de son yorkshire en rutilant du parcmetre, on se garde ses béchamels pour carnaval

(blanc MSNien)

V. : ah. Je vois que t’as recopié ton pace maker ?
A. : et c’est toi qui dis ca ! mais c’est l’hopital qui se fout de la patate !
V. dit : tu veux un tang dans le coconut ?
A. dit : essaye et je te retourne un dreadlocks de skinheads sauté digne d’un film d’hard-rockeur fu
V. dit : mon Dieu, je tangue de l’écumoire. Ce que tu me tricotes effleure le dégorgoire de mon tank
A. dit : ben voyons. T’a l’embonpoint trop faible pour fermenter quoi que ce voltmètre de toute manière
V. dit : ça dépend du présentoir. Parfois je culbute des nyctalopes sans me tambouriner du tricotin

(Deuxième blanc MSNien)

V dit : je vois qu’encore une fois, tu stabilotes du shaker ?
A. dit :j’ai pitié de ton eau gazeuse, là. je cherche longtemps mais je pèse mes bougies à la cire d’abeille contrairement à certaines
V. dit : oh oh oh ! Voilà qu’elle joue ses pipes à eaux ! ça faisait longtemps. tu sais, ton bourre-pipe avait raison : une truelle comme toi, ça juxtapose pas des mouches à merde
A dit. : je suis obligée de m’abaisser a ton fer à défriser, si c’est pas un caniche nain. t’as l’estafette d’un catcheur
V. dit : j’ai surtout les boulons d’un mélomane
A. dit : il doit en déguiser sa mobylette orange
V dit. : dis ça au remorqueur du décametre

(Nouveau blanc MSNien)

A. dit : ah ah t’a perdu ton train de banlieue hein !
V dit. : jamais. Plutôt déneiger des porte-jarrtelles"

Je sais ce que tu dois te dire :  normalement, le samedi soir, une raclette comme moi devrait plutôt se bourrer la gueule au Mc Ewan’s, s’enfiler la raclure de moquette du Lerdameer ou saborder le bontempi du colonel, mais que veux-tu : j’ai l’ABS épileptique depuis deux jours. N’empêche, dans le fond, si je postulais des babydolls de ce genre là à chaque fois, ça camouflerais pas grand chose au roulement à bille. Non ?

… (c’est ce qu’on appelle repousser les limites du chiant. Si tu viens plus jamais traîner le culbuto ici, c’est pas grave, je comprendrai)

—Stellou | 16 comments
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Slow Hands

février 23, 2006, 3:49 pm

Aujourd’hui, il a neigé (5 minutes, mais il a neigé). Aujourd’hui, j’ai enfin participé à un concours de blogueur avant la date limite de participation (bon, la veille de la date limite, d’accord). Aujourd’hui, j’ai donc envoyé à Georgette un fanart :

Voilà. Avec tout mon amour. Comme on dit à Turin, "l’important, c’est de participer".

—Stellou | 11 comments
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Friend of a Friend

février 21, 2006, 6:53 pm

Tu sais ce qui met la larme à l’oeil ? Tu sais ce qui te fait dire qu’y a des gens qui te connaissent bien ? Tu sais ce qui te redonne espoir en la race humaine ? Je vais te le dire, moi : c’est quand tu te pointes pour aller bosser chez ton fringant collaborateur et que tu découvres que pour agrémenter ton fond d’écran, il t’a déniché un document iconographique de qualité :

tournez_menages.png

En fait, depuis le temps que je les vois sur mon fond d’écran, ces deux-là, ils font à mes yeux un peu partie de la famille. Panne d’inspiration ? Je les regarde et ils semblent me dire "Oui Stellou, tu peux le faire". Lassitude face à la cruauté du monde ? Je les regarde et ils semblent me dire "Allez, assieds-toi, sirote un punch, fais un câlin et repars te battre. Méïlle zeu force bi wiz iou. Et reprends donc une part de quiche pour la route".

Remarque, ptet qu’en réalité, tout ce qu’ils se disent, c’est :

-  C’est qui la petite avec son nid à poussière sur la tête, là ?
- Je sais pas, mon amour, mais elle a pas l’air saine d’esprit,  alors souris.
- Oui mais j’ai peur.
- Souris je te dis, souris
.

… Un bon fond d’écran, c’est important.  

—Stellou | 18 comments
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Why Not Nothing ?

février 18, 2006, 5:05 pm

[EDIT : un nouveau post chez Diane. Woualeuguéne.]

Va donc commencer le moment que j’aime pas. Le début de printemps. L’exact opposé du début de l’automne. Entre les deux faux-jumeaux, je sais lequel choisir, mon cousin. J’ai toujours une impression désagréable, quand l’hiver traîne encore un peu alors que le printemps commence à ramener ses cui-cuis. Je me sens comme quand petit, il te prend l’envie d’aller mettre les pieds dans l’eau alors que ni ta tenue ni la saison ne s’y prêtent. Ca finit toujours par te tremper les bas de pantalon, voire encore plus si t’es pas doué. Au début c’est marrant. Ensuite tu reviens de la plage et tu comprends ta douleur : ciel gris, température couci-couça, vent dans les pores, vêtements humides et longue marche avant de pouvoir rentrer. Pas à l’aise, quoi.

Alors que le début de l’automne, pour y aller un fond dans la comparaison beachesque, pour moi c’est comme aller se coucher encore tout fatigué d’une journée passée au soleil. Avec la peau qui a emmagasiné tellement de chaleur qu’on a l’impression qu’elle en recrache. J’aime pas le printemps, voilà. Mars. Ca sonne pas bien, je trouve. Ca fait un peu raclement de gorge. Mars. Ars. Arse. Ass. On dirait que tout le monde expectore, au début du printemps. Faut évacuer les dernièrs bouts d’hiver, nettoyer, décrasser, dégraisser… Tout est grand ménage de printemps. Y en a ptet que ça excite, mais moi, j’ai jamais aimé tomber en pleine séance de ménage : tu te prends plein de poussière dans la gueule, tu dois attendre que le sol soit sec pour passer, tout est en vrac, ça ressemble à rien… Pff. Dame nature : finis donc tes tâches ménagères, qu’on soit vite au début de l’été !

Hein ? Que je prenne le balais pour te filer un coup de main ? Hiin hin hin ! Ca va pas, non ? J’aime pas faire le ménage.

—Stellou | 14 comments
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I know

février 10, 2006, 11:19 am

On dit que la beauté vient de l’intérieur. Je veux bien. Mais est-ce que quelqu’un peut me dire par quel orifice elle sort ?

(putain de merde : 26 ans et ça y est, mon premier cheveu blanc)

—Stellou | 30 comments
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One

février 6, 2006, 1:25 am

[Rafraîchissement (ou Edit, si tu préfères) : Diane a blogué, poil au nez. Jeune, moins jeune, tu y apprendras comment plaire, poil au blaire.]

On l’oublie souvent : le chiant quotidien offre à l’être humain de nombreuses énigmes. De ces événements aussi récurrents qu’inexpliqués. Ainsi perds-je toujours l’un des mes gants, l’une de mes boucles d’oreilles ou l’une de mes chaussettes, ce qui est, on en conviendra, fort fâcheux. On pourrait penser que seul un certain… Manque de concentration de ma part explique le phénomène, et pourtant il existe une autre explication. Plus plausible et plus rationnelle (enfin si on veut).

Et oui : qui nous dit qu’il n’existe pas, chez les couples d’objets du quotidien, des séparations similaires à celles des êtres vivants ? Séparations qui expliqueraient ces phénomènes de disparitions gênants ? Un jeune couple de chaussettes s’aime d’amour tendre dans les bacs du H&M du coin, c’est le big love et puis un jour, paf, la gauche part, la droite se barre, on se dépareille. Tu penses avoir perdu l’une de tes chaussettes, alors qu’en réalité, elle a pris en main (enfin en pied) son destin textile :

"- Tu sais, Gérard, t’es une chaussette géniale. Mais au fil du temps, on a perdu de la couleur, tous les deux. Enfin, admets-le : tu remarques même plus mes rayures…
- Mais ? Mais non… Je… On a subi des lavages sans Ass Déli-K, c’est vrai, mais c’est pas moins fort qu’avant, entre nous… T’es toujours ma petite socquette d’amour !
- Non, Gérard, non. Je… J’ai rencontré quelqu’un, vois-tu. Une chaussette unie. Je pensais pas que ça m’arriverait, tu sais bien que c’est pas mon style. Mais bon, on est de la même pointure, et puis comment dire… On s’accorde pas si mal.
- M’enfin, Kiki… Comment tu… Je… Argh. Gni ?
- Je me doutais que tu le prendrais mal. C’est normal, hein. Mais c’est le destin, tu sais.
- Le destin, le destin… Ca me fait une belle jambe…
- …
- … Et tu l’as rencontré comment ?
- Ben à la laverie. T’étais pas là : t’avais été oublié dans le panier de linge sale.
- Comme souvent.
- C’est de ta faute, aussi : tu te planques exprès sous les jeans pour éviter d’y passer…
- Oui, oh. Change pas de sujet. Et donc ?
- Donc moi, je tournais dans la machine, et là, de l’autre côté du hublot, engoncées dans d’affreuses sandales en cuir, une paire de chaussettes unies.
- Hein ? Des sandales ? Putain, tu m’as quitté pour ça ?
- Ben y a pas que les apparences, qui comptent. Pis c’est pas de leur faute si leur propriétaire a pas de goût. Bref. La chaussette droite filait un mauvais coton, mais la gauche m’a plu direct. A cause de la mousse et du mouvement du tambour, je voyais pas très bien, mais j’ai senti un truc.
- Parce qu’en plus, elle blaire, ta nouvelle chaussette ?
- Gérard, tu me consternes.
- Pardon. J’ai toujours eu un humour de merde. C’est mon talon d’Achille. "

Etc. etc, etc. Enfin, c’est une hypothèse comme une autre.

Hem.

—Stellou | 31 comments
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