Archive for décembre 2005

Misery is a Butterfly

décembre 29, 2005, 10:38 pm

Après des semaines sans réussir à terminer un bouquin, j’en ai enfin trouvé un qui me parle. Ca s’appelle Déboire, par Augusten Burroughs. Je n’en avais jamais entendu parler avant de le croiser à la FNUC. Il faut dire que, si je lis souvent les critiques musicales et cinématographiques, je passe toujours les pages critiques littéraires des magazines. Ma théorie, c’est qu’en ex-indifférente à la lecture, je ne puis guère prendre au sérieux l’activité. Encore moins lire des articles qui en parlent. Ou bien est-ce juste parce que pour guide, je préfère le bouche à oreille et le lèche-rayons (hu ?). En fait, ma théorie est à chier. En plus, t’as à peine peine digéré la bûche, pas encore dégueulé la nouvelle année… C’est donc pas le moment idéal pour t’encombrer de ce genre de détails. Désolée. Tu m’en veux pas, hein, dis ? Merci, copain. 

Bref. Pardon pour la digression. Dégraissons et allons à l’essentiel (mais nan, je rigole, j’y arriverais pas, j’aime trop les parenthèses. C’est rond, c’est décoratif, et en plus, souvent ça sert à rien. Surtout ici. En plus, quand tu verras ce qu’est "l’essentiel" de ce post, tu vas rigouler).

C’est la couverture du bouquin (voir ci-dessous) et son titre qui m’ont intriguée et puis le quatrième de couverture a fait le reste : une histoire de concepteur rédacteur alcoolique en cure de désintoxication. Je sais, ça fait très "Mirelle Dumas présente…" mais ce que j’ai lu jusqu’à présent est plutôt finaud. J’avais un peu peur qu’une histoire pareille soit racontée avec la dose massive de cynisme souvent utilisée pour dépeindre les milieux : a) artistiques b) urbains c) aisés d) branchés - plusieurs réponses possibles. Mais non. L’humour n’est pas coupant comme un couteau de boucher. Et c’est assez "sobre" (hin hin, pas fait exprès, pardon)  pour être touchant. Du coup, je pense que demain, je l’aurais terminé, le pauvre bouquin.

Mais c’est pas ça, l’essentiel de ce post (tu vois, je t’avais prévenu). Je viens juste de remarquer que la couverture précisait, sous le titre, "récit autobiographique". Moi, ça me fait l’effet du fameux "Vu à la télé" encore accolé à certaines pubs. Tu sais, comme une petite caution, au même titre que les extraits de critiques figurant au dos des romans (ex : "J’en ai fait pipi dans ma culotte - Lire" "J’ai refermé le livre et j’ai immédiatement dit à mon mec : pupuce, lis ce bouquin ou sors de ma vie - Elle". Enfin ce genre de choses.)

Ce qui est bizarre, c’est que ça marche. Je pense. Après tout, moi aussi, quand je sais qu’un roman est "autobiographique", j’y trouve un intérêt supplémentaire. Alors que d’une part, je sais qu’une autobiographie peut être fourrée à la fiction. Alors que je sais aussi que c’est une vision de la vie et une certaine façon de l’apprivoiser, que je cherche. Pas un certificat d’authenticité. Alors pourquoi donct-t-il donc cet intérêt pour le "100% vécu" ? Dans certains cas, comme pour ce bouquin, je me dis ptet bien, avec une logique impayable : "OK. Le gars a écrit le bouquin. Il est donc au minimum vivant. Donc, il a au moins en partie surmonté sa crise. Donc…". Donc… Euh… Va savoir ce qu’il y a au bout du "donc". Une solution miracle à efficacité garantie sur les différents problèmes de la life ? Pff. Ca se saurait, hein ?

N’empêche, j’imagine qu’il y a une part de ça. En tout cas chez moi. Je lis des romans pour affiner mes questions et amorcer des réponses, tu vois. Comme d’autres liraient des guides de développement personnel, en quelque sorte. "Comment devenir le nouveau soi sans oublier l’ancien ?". "La vie, c’est comme une boîte de Viagra" "Le succès dans l’échec" etc etc. Qu’on m’affirme que l’auteur a soi-disant vécu ce qu’il décrit, ça doit rendre le bouquin plus légitime. C’est stupide, mais j’imagine que c’est ça, la raison. Enfin, l’une des raisons. L’autre, c’est ptet que comme voyeurisme, ça me change de Public. Gnahahahaha !

Hem. Et ben. Ca c’est un post qui sert à rien, hein. Chiant en 2005, chiant  +1 en 2006. Allez : ma bonne résolution, cette année, ce sera de ne plus parler pour ne rien dire.

trinquons_ensemble.jpg

Bon ben… Je vais pas poster souvent.  

—Stellou | 11 comments
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I Feel just like a Child

décembre 28, 2005, 1:11 am

Fait étonnant : je suis en vacances. Pour 15 jours. Depuis une semaine, certes, mais j’ai l’impression d’avoir déjà passé un mois à ne rien f… à me ressourcer.

J’ai commencé ça en beauté, en accueillant pendant quelques jours la folle de Montauban, aussi connue sous le pseudonyme faussement rassurant de "Sosou". Etant donné les grasses matinées qu’on s’est tapées, la pauvre n’a pas vu grand chose de Lille, mais en tout cas, c’était bien agréable. Avec aussi peu de gêne que si on se voyait souvent, alors que sa dernière (et première) visite remonte à l’année dernière.

Une fois la Sosou repartie dans sa contrée, j’ai affronté une dernière fois les boutiques bondées pour mettre la touche finale à ma hotte, puis j’ai sauté dans le train direction Walnut Grove. Tant pis pour la vaisselle pas faite, le sac poubelle obèse et la pile de linge pétrifiée. A peine dans le train, je me sentais déjà ailleurs. Un pied dans la quatrième dimension. Nuit dehors, musique dans les oreilles et à côté de moi, quelques paires de "commuters" prêts à effectuer comme tous les soirs le trajet boulot-dodo. Tellement habitués du lieu que je m’attendais à ce qu’il sortent le réchaud et la poêle pour s’improviser un casse-dalle. Au lieu de ça, quelques-uns ont sorti un jeu de cartes, les autres une discussion sur le caractère novateur de la musique de Polnareff. Pas très quatrième dimension, en fait, t’as raison.

En tout cas, le temps du trajet et une playlist plus tard, j’étais sur le quai de la gare, à attendre ma soeur. Quelques kilomètres et un condensé de nouvelles plus loin, je retrouvai l’ambiance familiale si spécifique qui me donne, selon les jours, envie de fuir et envie de leur ériger un monument.

En premier lieu cette instabilité qui fait qu’on ne sait jamais, en mettant un pied dans la cuisine, centre névralgique de la maisonnée, à quel moment la déconne va faire place au tir à balles réelles. Dans cette famille, il s’agit de guetter les signes avant-coureur de crise dans la gestuelle et les intonations, pour éviter que tout ne pète dès le petit-déjeuner. Du mouvant permanent capable de produire le meilleur comme le pire, selon les dosages hormonaux, alcolémiques et/ou glycémiques régissant l’organisme de chacun. 

Cette année, le soir du réveillon, c’était plutôt Paix sur la terre. Chacun y est allé de sa touche perso pour concocter des plats qui font du bien à l’estomac, on a déballé nos cadeaux en foutant plein d’emballages partout, on a maté un film parfaitement adapté à cette période de l’année (Créance de Sang, hin hin), mon père a dit, en voyant le bordel du salon "Tiens, cette année, on aura pas dérogé à la règle" et puis une fois fatigués, on est allés se coucher. Bon, le lendemain et les jours suivants ont apporté leur lot d’accrochages , mais c’est comme ça. Toutes les familles sont psychotiques, paraît-il. En fait, ce que je décris là, c’est probablement la cellule familiale typique. Non ?

Tiens, en parlant de famille… Un texto de mon petit frère : "Séquence Grosses Têtes : qui a dit "La vie, c’est comme un doigt dans le cul : on cherche sans cesse, et quand on trouve, ça pue ?". J’ai comme une idée… Réponse : "Toi ?" Re-Réponse : "Dans le mille !".

Je ne sais comment j’ai pu trouverL’intuition féminine, sans doute.

… Faut pas croire. Des fois, on fait preuve d’un peu plus de raffinement. D’ailleurs, le 24 au soir, juste avant la bûche cacao-marrons, on se demandait si Radiguet était mort de la tuberculose ou d’autre chose.  La réponse étant  d’ailleurs "d’autre chose". Et d’ailleurs, pour parler d’autre chose, je dirais "bonne nuit, les petits".

—Stellou | 10 comments
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Exit Music**

décembre 21, 2005, 10:07 pm

Toi qui me lis d’un oeil distrait, une miette d’innocence dans l’oeil*, prends garde ! Je l’ai entendu aux infos : tapi dans l’ombre, ton ennemi guette. Tu ne le sais pas encore, mais pour avoir respiré une fois de trop l’air vivifiant du métro, pour avoir été là au mauvais moment et probablement, pour avoir oublié les conseils de ta maman ("Lave-toi les mains, p’tit con !/morveuse/mon chéri/ma puce"), il est probable que pour Noël, tu reçoives la visite de Papa Gastro au lieu de celle de Papa Cadeaux. A toi les joies de la cuvette, adieu la musette. Bye Bye champagne, bonjour chasse d’eau. Ca fait rêver, non ?

….
….
C’était mon post spécial "Esprit de Noël". Et voici les voeux de la vieille.

* et une miette dans l’oeil, ça fait mal.
** le lecteur éveillé comprendra mieux, à ce stade, le choix du titre***.
*** je sais. je sais.

—Stellou | 13 comments
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Family Affair

décembre 13, 2005, 2:01 am

Tout d’abord, un post engagé chez la vieille. Oui madame. Et puis une brève de cuisine. C’était hier. Ma mère avait installé son feu de camp et sa mule juste en face de mon établissement. Après avoir déposé une glaire dans le crachoir de l’entrée en guise de bienvenue, elle me tendit un crotal fraîchement chopé pour le repas du soir. Sur ce, mon frère dégagea les deux ou trois cow-boys enivrés qui cuvaient leur gnôle sur la table de la cuisine et nous nous installâmes pour un bon repas à la chaude lueur de l’ampoule basse-consommation.

- Hey, Mary-Jane, dis-je à ma mère. Une mousseuse ?
- Oh yeah, mon petit poney. Bien fraîche et dans un verre propre, okey ?
- J’ferai de mon mieux, Ma, répondis-je.

Et nous procédâmes au repas, jusqu’à ce que Ma’, sans crier gare, entre deux vannes lancées par mon frangin et moué, prenne le bras de mon frère comme pour lui révéler une vérité digne du Da Vinci Code et lance, solenelle :

- Les filles, faut les faire rire, hein !
- Mais j’ai pas le teeeemps !, répondit-il avec sur le visage l’expression du lapin d’Alice.
- Mais si ! Regarde Sim. C’est un séducteur, faut pas croire !
- … Pfouaahahahaha ! (ça, c’était ma réplique)
- Merci de la comparaison, manman.
- Rooh, mais c’est pas ce que je voulais dire !

… Ce soir-là, grâce à Ma’, on s’est bien marrés, au saloon. Je sais pas pourquoi je suis partie sur le registre du western, d’ailleurs, mais c’est pas grave. Tu m’excuseras. Quoique Western, spaghetti, cuisine…


… Allez : demain, je postule aux Grosses Têtes.

—Stellou | 17 comments
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The Diver (non, pas de rapport avec le texte, en fait)

décembre 10, 2005, 12:28 pm

Comme je l’ai promis à Kenza et que je tiens toujours mes promesses (Pouaaahaha ! à ce moment précis, tu peux te gondoler, mon ami), je réponds au questionnaire.

Sept choses que vous voulez faire avant de mourir

- Ben accepter de mourir et laisser mourir
- Mais nan, hein. En vrai ce serait écrire dans Public, pour le plaisir d’avoir un pseudo comme "Basile de Koch" ou quelque chose dans le genre… Hum, remarque, j’en ai déjà un comme ça. Mais c’est pas dans Public, donc ça compte pas.
-  Je le dirai pas, je suis trop fière pour ça.
- En fait, c’est terrible : je crois que j’ai pas vraiment de "truc à faire avant de mourir". Pourquoi donc-t-il, me diras-tu ?, interloqué, ton verre de picrate/ta tartine de Nutella/ta cigarette/ton carambar/ta narine à la main* ? Et ben parce que j’ai fini par apprendre à plutôt apprécier les milliards de petites choses qui peuvent arriver tous les jours plutôt que de chercher de GRAAANDES choses à faire avant de clamser. Désormais, je préfère collectionner les petites expériences et réjouissances et les aligner comme des euh… dominos. Au final, ça en jette. C’est pas pour rien que des millers de télespectateurs regardent chaque année des guguss aligner des bouts de plastique sur TF1. Donc non, pas de choses spéciales à faire avant de mourir.

* rayer la mention inutile

Sept choses que vous faites bien. 

- La pizza
- Reconnaître dans les séries ou les films les visages d’acteurs vus ailleurs, même si de toute façon, personne ne sait qui sont les acteurs en question. "Oh mais regarde, lui, là, qui joue le serveur du bar. Il a joué un chauffeur de taxi dans un épisode de Friends ! Et avant, on l’avait vu en consommateur mécontent dans…". Voilà.
- Imiter les gens.
- Faire rire
- Enerver les gens (parfois involontairement, parfois volontairement). Ex : je sais que ma soeur déteste que je lui enfonce l’index dans la jambe/le bras etc. Alors des fois, pour pas qu’elle oublie, je m’amuse à le faire jusqu’à ce qu’elle s’énerve. Hin hin. Enfin plus trop maintenant. Je respecte son intégrité physique, désormais.
- Peut-être écouter, mais en réalité, j’en suis pas certaine. Hu hu.
- Observer

Sept que vous ne pouvez pas/savez pas faire.

- Repérer les gens célèbres dans la rue. Ce sont toujours les autres qui me font remarquer que je viens de croiser une tronche célèbre.  
- Toute forme de calcul mental
- Transformer l’intime en mot. Celui des autres, ça peut aller, mais le mien ? Faut pas déconner…
- Retenir la fin des bouquins. Ou même l’intrigue entière. Il ne m’en reste jamais que des impressions et des images.
- Etre totalement insouciante
- Etre nostalgique. On pourrait penser le contraire, pourtant c’est vrai : avant, la nostalgie était quasiment inscrite sur mon front. Mais plus ça va, et plus le passé est simplement quelque chose qui me fait sourire, une base sur laquelle m’appuyer pour avancer. Depuis que vois les choses comme ça, pfiou, comme j’avance…  

Sept choses qui vous attirent dans le sexe opposé.
- L’humour
- L’intelligence
- La capacité à ne pas se prendre au sérieux
- L’ouverture d’esprit
- La curiosité
- La créativité
- L’optimisme.

Sept choses que vous dites souvent.

- "Mais oui, mais"
- "Faudrait que…"
- "Merde, j’ai oublié de…"
- "Mais qu’est-ce qu’on va penser de"
- "Mais bon, voilà, quoi… "
- "Ah lala"
- "(Ouais), c’est sûr"

Sept béguins pour des célébrités.

- Owen Wilson
- Luke Wilson (gnaha, bof, tant qu’on y est hein…)
- Ewan McGregor
- Scarlett Johansson
- Dave Gahan
- Jim Carrey
- Tom Jones (mais nan hein, je rigole)

Sept personnes dont vous aimeriez qu’elles répondent aussi à ce questionnaire (si elles passent ici).
- Yoyo (spa grave, t’auras qu’à répondre dans les commentaires, si tu veux)
- Spry l’ambassadeur
- Stellou (mais ça m’étonnerait qu’elle passe par ici…)
- Fab (mais je sais qu’il le fera pas, ce con)
- Isadora
- Cali (parce que fallait pas me provoquer)
Kim (parce que ce n’est qu’un juste retour des choses)

Dorénavant, je le jure, fini les questionnaires. :)

oui_stellou_on_y_croit.jpg

—Stellou | 36 comments
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Et hop (oui, comme dans la pub pour les dalles Gerflor)

décembre 6, 2005, 4:17 pm

Bon. Un fond de tiroir pour ces messieurs-dames. C’est long, je sais. Lire sur un écran c’est chiant, je sais. Mais je vais quand même pas envoyer ça par pigeon voyageur, non ? Surtout en cette saison. Les pauvres bêtes se gèleraient les pattes.

Et puis un nouveau bidule chez Diane. Et puis je vais m’attaquer au questionnaire balancé par Kenza, qui le vaut bien.

—Stellou | 21 comments
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