Archive for octobre 2005

Now that I know

octobre 30, 2005, 11:20 pm

[Nouvelles jeunes de chez la vieilles : Un épisode chez Diane et un blogage. Yo]

Que mange une vaillante travailleuse indépendante quand elle a passé son dimanche le nez dans le boulot ? De la soupe en brique, pardi. Ha ha, miam miam (ou ravioli dans sa robe de conserve, ou surimi sur son lit de surimi, c’est possible aussi). Je ne sais pas pourquoi, au moment où j’ai versé l’appétissant liquide dans la  la seule casserole qui soit encore propre (enfin euh…), j’ai repensé à ce que j’avais dit juste après le bac à un journaliste. J’étais venue chercher mes résultats et comme tous les ans, un journaliste traînait dans le lycée pour interviewer d’heureux baccalauréats.On s’est retrouvées à deux filles, à répondre à des questions sur un avenir qui d’après ce qu’on nous répétait depuis la maternelle, était rageusement taggé du mot bouché ("ah nan, ce secteur là, bouché", "ah ça, ce serait dommage. C’est bouché, hein"… "ben écoute, fais plutôt ça, c’est un peu moins bouché"). On a donc toutes les deux répondu un truc un peu hippie sur la "qualité de vie" et ce genre de choses. Je crois. Je crois aussi qu’elle allait vers une prépa ou une fac de médecine tandis que moi, j’allais vers une école d’architecture (que j’ai quitté au bout d’une semaine, d’ailleurs. Ouf. La France a frôlé la catastrophe). Tu parles d’une qualité de vie. Pffiiin ! En fait, tout ce dont j’étais certaine, pour ma part, c’est que je voulais me BARRER DU LYCEE. Ct’Aquarium de mes deux.

La fille qui répondait avec moi, je ne la connaissais pas. On avait très peu de contacts alors et on n’en a jamais eu ensuite. Mais j’ai appris récemment, en recroisant une nana de mon lycée, qu’elle aussi était devenue free lance. Dans la conception web, je crois bien. Et ça me fait bien marrer, en y repensant, que nos réponses d’alors nous aient menés à des styles de vie sûrement pas si éloignés. Avec certes, des repas pas très équilibrés et des emplois du temps en dent de scie (oui bon la qualité vie a différents sens, hein). Mais ptet assez fidèle à ce "je sais pas trop" qu’on essayait de mettre en forme pour le gentil journaliste. Ce que c’est bat, la vie, quand même.

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—Stellou | 18 comments
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High Energy (a donf)

octobre 27, 2005, 9:26 pm

Il y a quelques minutes, en me rendant aux commodités, je me suis dit, comme à chaque fois que j’y passe : "Tiens, faudra vraiment que je mette cette deuxième couche de peinture sur les murs". Et j’ai essayé de chercher depuis combien de temps je me fais cette réflexion. Grâce à la fabuleuse traçabilité que permettent les blogs, je sais : à en juger par cette note, j’ai peint la première couche au mois de mai. Le temps de séchage indiqué entre chaque couche est de 6 heures, mais comme on n’est jamais trop prudent, moi, j’attends 6 mois. Ué.

Je sais, c’est une honte, mais c’est comme ça : la procrastination, c’est ma passion. Je pense que c’est un héritage familial. C’est vrai, après tout, chez mes parents, les ampoules sont nues depuis les années soixante-dix et de nombreux murs attendent toujours leur peinture. Chez nous, le temporaire a la qualité du permanent (ça c’est de la phrase, mon cochon) et le système D est roi. Si bien que vois-tu, je ne pouvais résister à cet héritage généti… Ah merde. J’avais oublié que ma famille lisait ce blog. Bon d’accord, soyons franche : si c’est génétique, alors je suis la seule à avoir hérité de l’allèle "Ca attendra".

Je lutte contre le déterminisme, pourtant, je lutte. J’essaie d’appliquer les règles apprises dans Le pouvoir de l’action immédiate, un document fort intéressant lu naguère en entreprise, du temps de mon salariat.  On pourrait en résumer ainsi la teneur : "pourquoi remettre au lendemain ce qu’on peut faire le jour même ?". Révolutionnaire, n’est-il pas ? Si. Et pourtant, et pourtant, si elle perd du terrain, la procrastination est toujours mienne.

Je dois probablement vivre dans un autre espace temps.

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For the Restless

octobre 19, 2005, 12:28 pm

Hier, je suis allée voir Tom McRae en concert au Splendid. Mazette, c’était bien. Bon, j’ai raconté ça de ma dégoulinante manière ici, mais pour résumer… Euh… Clap Clap ? Ce petit sacripan a joué la plupart des titres que j’adore au rappel mais bon, spa grave, faut bien réserver le meilleur pour la fin. Je garderai surtout en tête ce qu’ont donné For the Restless, End of the World News et Boy with the Bubblegun. Et oui, Ambre, z’ont joué A&B. Et ça déchirait sa race, tu sais.

Bon certes, quelle désillusion quand je me suis rendue compte, par l’intermédiaire de Tof (voir ceci) que j’avais bel et bien loupé le concert de Deus (non Stellou, c’est Nada Surf qu’est pô encore passé. Deus, fini. Fini comme tu les verras pas de sitôt. Hiiin hin hin.) M’enfin tant pis. Point de regrets. Encore une histoire de temps qui passe plus vite qu’on ne le croit. En tout cas le concert d’hier fut un régal. Oh yeah.

Editation : Tof, de Rock In Chair, a pris quelques photos du concert. Pour les ceusse que ça intéresse.

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Fais pas cette tête, Tom.
Ca arrive à tout le monde d’écraser un escargot

… Hem.

—Stellou | 28 comments
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As Time Goes By (oh ben hé)

octobre 17, 2005, 7:53 pm

Tout d’abord, un nouveau post chez la vieille. Comme souvent, il y a quelques minutes je pensais faire court, et j’ai fait long. Y me faudrait un Immossel blogal, svp.

En parlant de transit, hier fut une journée spécial "on se la coule douce" (attention, un subtil jeu de mot même pas vulgaire s’est glissé dans cette phrase. Retrouve-le et tu gagneras un an d’abonnement à Rires et Chansons Magazine"). Après m’être vaillamment levée à 12h45 pour daigner mâchonner ma pile de tartines et mes litres de café au lait quotidiens, un trou spatio-temporel m’a saisie.

C’est donc avec étonnement qu’à 16h et des miettes, j’accueillis le coup de fil de KawO me rappelant que nous avions rendez-vous pour un petit lever de coude. Une fois réunies, nous cheminâmes vers notre destination, non sans être détournées de notre itinéraire par de tentants étals (et nos compères de boulotter qui une fougasse aux olives, qui un merveilleux au chocolat). Avec force écarquillements de l’oeil, signe chez l’humain d’un certain sentiment d’incrédulité, nous constatâmes quelques minutes après avoir commencé à nous désaltérer, que plusieurs heures étaient déjà passées (la logique de cette phrase a tout à voir avec la théorie de la relativité du bloguisme).

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—Stellou | 16 comments
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Stop-Start Nature

octobre 14, 2005, 2:44 pm

En ce moment, je vois passer une pub pour les voitures sans-permis Chatenet Speedino. Pub qui tente apparemment de changer l’image de la voiture sans permis : "non, ces engins ne sont pas l’apanage des personnes âgées. La voiture sans permis, c’est classe, en vrai", semble me dire le spot. La voiture sans permis seraient-elle à l’aube d’une nouvelle ère (pas d’autoroute bien sûr, puisqu’une voiture sans permis n’est pas autorisée à rouler sur… bon d’accord la feinte est plus nulle que jamais). Il y a quelques mois, j’avais déjà entendu le responsable du principal fabricant français (c’est ptet cette marque là, d’ailleurs) expliquer que les majorettes faisaient un tabac en Italie, où les jeunes optaient de plus en plus pour des voiturettes de luxe au lieu de se geler les mollets en Scoutère. Je ne suis pas allée vérifier. Toutefois, mon ami, te voici prévenu : la voiturette veut changer de clientèle. Et je dois être en plein dans la cible.

Car oui, oserai-je l’avouer : j’ai pas le permis. C’est une tare, à l’heure actuelle. Si tu précises que tu n’as pas encore tenté de le passer, la sentence est moins lourde, certes. Mais avouer comme moi, que tu l’as déjà passé sans succès, ça revient à dire "Bonjour, je suis irresponsable, immature, tête en l’air et bête comme une R5 tunée". Yo. J’exagère un peu, mais tout de même, c’est la teuhon. Ca n’est pas non plus pratique de se faire trimballer comme un bichon à chaque fois que l’usage d’un véhicule est requis. C’est même carrément la mort garantie si tu as le malheur d’habiter et de travailler à la campagne. Je le sais, j’en viens. On se demande pourquoi je vis dans une grande ville, hein. Mouhaha.

Attention, faut pas croire… Pour que ma famille soit un jour fière de moi (insérer violons émouvants, puis cuivres triomphants), je tenterai de le passer à nouveau. Un jour. Peut-être. Mais ce sera bien à contre-coeur, c’est moi qui te le dis. Les bagnoles sont mes ennemies. Quand j’étais petite, je gerbais dedans. Aujourd’hui, elles me pètent au nez. Demain, j’espère être réincarnée en chien pour pisser sur leurs jantes et me faire les crocs sur leur gomme. Voiture, je te hais. Et c’est pas en te collant un "ette" au train que tu vas réussir à m’amadouer !

….

Pardon, Boumbo, je disais pas ça pour toi.

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—Stellou | 26 comments
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Sugar Baby Love (on a les références qu’on peut)

octobre 10, 2005, 4:24 pm

Bon. Nouvel épisode de journal et blogage chez Diane (c’est ce qui s’appelle du torché, désolée, héhé)

Pour le reste, en bouffant mon fromage blanc, ce midi, je me suis demandée pourquoi le sucre avait un tel pouvoir sur la plupart des gens. Ben oué. Pourquoi ? Tiens, y doit bien y avoir une petite dose de conditionnement, là-dedans, non ?

Imagine : si ce qu’on associait à l’amour, au réconfort, à la douceur, à l’enfance, c’était le salé… Que de changements dans nos vies ! A la Saint Valentin, les blaireaux amoureux transis s’offriraient des babybels (c’est rouge, après tout). A la pause café, les employés stressés se jetteraient sur un Justin Bridou du distributeur, au lieu de craquer pour un snickers. La maison de la sorcière d’Hansel et Gretel serait faite de pain de campagne et de tranches de brie… Et puis le salé serait l’objet de tous les chantages parents-enfants :

- Manmaaaaaaan ! Jveux du cassouléééééét !
 - Ah non ! Tu me fais le coup à chaque fois qu’on fait les courses…
- Maiiiis ! Juste un peuuuu !
- Raah. Bon d’accord. Mais une toute petite barquette. Sinon tu vas pas manger le gâteau au chocolat prévu au dîner.
- Yaarrrk ! Ca pue du cul le chocolat ! J’en mangerai pas, d’abord!
- Tu mangeras ça ou rien.
- Et ben alors je mangerai mes crottes de nez. Au moins c’est salé, au moins.

Enfin voilà, quoi…  La littérature regorgerait de descriptions de baisers "salés comme un Chipster" au lieu de toutes ces histoires de bisous qui filent des caries. Bon, d’accord, on pueraient tous de la gueule, à force de boulotter du fromage et de la charcuterie. M’enfin ce serait marrant.
… Remarque, je dis ça, mais moi je jure que par le sucre…

—Stellou | 30 comments
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Language of Fools

octobre 9, 2005, 2:37 am

(Tmûût, tmûûûû-tt ; Tmûût, tmûûûû-tt)

- Sos Geignards, j’écoute ?
- Bonjour Dr, c’est Stellou à l’appareil.
- Ah. Bonsoir.
- Bonjour.
- Hein ?
- Oui. Il est déjà 2h33. Ce qui veut dire que techniquement, on entame une nouvelle journée. Donc, c’est "bonjour" que vous devriez dire, pas "bonsoir".
- Ah non. On peut le voir autrement : si "bonjour" s’applique à la période située entre l’aube et le coucher du soleil, alors, nous sommes encore dans le "bonsoir".
- Pas con, ça.
- Je n’ai pas fait plus de 10 ans d’études pour rien, vous savez…
- Je m’en doute, oui. Au fait, c’est dur ?
- Dur ?
- Comme études ?
- …
- Dr ?
- Moui ?
- Dr, c’est quoi ce bruit ?
- Oh rien. Je me roule un petit buzz.
- Ah ? Vous fumez ?
- Seulement quand je vous ai au bout du fil. Bon. Venons en au fait : c’est pour quoi, cette fois ? Votre créativité vous lâche ? Le monde n’a pas de sens ?… Elvis vous parle ?
- J’aimerais bien. Ca me donnerait l’occasion de lui demander si ça le gêne d’être mort sur les chiottes. Fin bref. Mon problème, là, c’est que j’ai l’impression de me disperser.
- …
- Dr ?
- Oui, je vous écoute. J’étais juste parti me verser un coup de rouge. Continuez : donc, vous vous dissipez ?
- Je me disperse. Vous savez, j’ai peur de m’agiter dans tous les sens, sans rien produire de chiadé.
- Han han…
- En fait, je sais pas si je suis encore capable de faire les choses en profondeur. Ni avec distance.
- Hun hun…
- Et euh… Ca risque d’empirer avec la fatigue, plus d’autres trucs…
- Hin hin…
- Hé ! Vous m’écoutez ou bien?
- Oui, oui, Stellou. J’essaie simplement de mettre le doigt sur l’exacte nature de votre problème.
- Ah, ok… Et c’est quoi cet écho, qu’on entend, là ?
- Ca ? C’est que je suis aux toilettes…
- Ben putain. Ca vous passionne, ce qu’on vous dit, apparemment.
- Raaah ! Mais enfin, chère Stellou. Si vous étiez en détresse réelle. Si vous n’aviez plus de famille, plus d’amis, plus de toit, plus de dents, plus de rien, ce serait une chose… Mais regardez les choses en face. Faites preuve de dignité. Vos problèmes n’en sont pas et vous le savez très bien. 
 - Oui, je le sais. C’est juste que ça me passe par la tête là tout de suite. Alors j’ai envie d’en parler.
- Vous êtes ridicule. Et en plus, vous m’énervez. Je vous collerais bien mon caducée dans la gueule.
- Héé !
- Ainsi que mon trophée de Char à voile.
- … C’est pas sympa.
- Non, en effet. Allez, filez donc vous coucher. Vous n’y penserez même plus demain.
- … Ouais… C’est vrai que ça fait con… En fait je me sens déjà mieux, là. J’aurais même pas dû vous appeler… Bon ben je vous laisse, alors.
- C’est ça. Bonne nuit, Stellou
- Bonjour, vous voulez dire ?
- (soupir) si vous voulez.

Clic.

… Ptain. Il a même pas essayé de me contredire, hé !

—Stellou | 17 comments
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Include me Out

octobre 5, 2005, 10:51 am

Bon. Nouvel épisode du journal de Diane en ligne.
Euh… C’est à peu près tout ce que j’ai à dire, aujourd’hui.
En fait.

Ah et pis grâve à Sosou qui a fourni le lien, je viens de faire mon premier film Bollywoodien .

Edit : et voici deux oeuvres de mon crétin de frère. Et de une. Et de deux.

Edit again : Hiin hin hin ! Mes amis sont vraiment très cons. Pour preuve, le fabuleux film de KawO.

Edit again én again : bravo à Php pour ce vibrant hommage aux inventions publicitaires de mon frère
(pour comprendre, voir ce post)

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Let’s be Pouet, my friend (non, c’est pas le titre d’une chanson. Heureusement, kamem)

octobre 4, 2005, 3:20 pm

Bon. Angel m’a encore refilé un bidule, là. Cette fois, il s’agit d’aller chercher le 23ème post de blog, d’y piocher la cinquième phrase, et de la publier à nouveau. Bon. C’est quoi encore, ct’affaire ? Un jeu trouvé dans les vapeurs d’une soirée alcoolisée ? La blogosphère abrite bien des individus malsains, moi je vous le dis, moi. Enfin bref.

Je suis donc allée fouiller. Le 23ème post, c’est celui-ci. Ce qui est très drôle étant donné mon état d’esprit actuel. Et la cinquième phrase… Bon : j’ai pas fait S pour rien dans mon jeune temps, là je me dois de faire preuve de rigueur : est-ce que "Hin hin" compte comme une phrase ? Si oui, alors la cinquième n’est pas de moi mais de Nick Hornby : "C’est comme s’il avait fait réduire toute la mélancolie du monde, tous les bleus à l’âme et les rêves foirés que vous avez laissés échapper, et qu’il avait empli un flacon de ce concentré puis refermé le bouchon. " Coïncidence étrange étant donné le post qui se trouvait là initialement, polydent (j’essaie de trouver des variantes à "poil aux" d’ailleurs, toute suggestion est la bienvenue).

Si en revanche, "Hin Hin" ne compte pas comme une phrase, alors la cinquième n’est pas non plus de moi, mais encore une fois de Nicky et dit ceci : Quand il se met à chanter et à jouer, il retire le bouchon, et vous sentez l’arôme qui s’en dégage. Ce qui est assez drôle sorti du contexte, mes amis.

C’est marrant, ce jeu de hasard, hein oui mon petit ? Alors comme je suis chiante et qu’en plus, je suis obéissante, je vais faire ce que M’ame Angel m’a demandé et refiler le petit aux cinq malheureux suivants, qui j’espère sauront relever le défi avec dignité (et d’ailleurs, je prendrai tout refus comme une attaque personnelle) :

- Ratatouille (fatalité…)
- Sosou (ma pauvre petite)
- Super-euca (ça t’obligera à poster, feignante)
- Candy Cane (idem mais sans le "e")
- Cali (ha ha ha : si t’as pas de phrase dans le 23ème post, on va bien se marrer, tu… Tu… Tu trouveras bien, hein)

Voilà. Et roulez, jeunesse !

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—Stellou | 17 comments
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Bad Habit

octobre 2, 2005, 10:05 pm

Scène : dans une cuisine nordiste, deux individus irradiant le sex appeal et l’intelligence pure (Individu 1 : Stellou, Individu 2 : Frangin) interrogent à la manière d’un oracle leur réfrigérateur famélique.

Individu 1 : - Bon ben… Je crois que je vais faire revenir ces courgettes à la poêle et pis… Et pis faire une espèce de salade avec ce qu’il nous reste de ce midi, ok ?
Individu 2 : - Da. Was kann ich machen ? (quelques minutes auparavant, les deux protagonistes se sont délecté du fabuleux Derrick contre Superman proposé par la Potato Head Company)
Individu 1 : Ben… Tu peux couper ces patates et ce bout de dinde en morceaux et le claquer dans le saladier.
Individu 2 : Ouais. Je laisse la peau ?
Individu 1 : Bah nan, hein !
Individu 2 : Pourquoi ?
Individu 1 : ….
Individu 2 : (tentant vainement de couper un morceau d’escalope de dinde dans le creux de sa main) : gn.. Ptain, c’est dur hein.
Individu 1 (lolant) : ben prends une planche hein !
Individu 2 : Aah uééé ! Et ensuite ?
Individu 1 : Ben tu refais un peu d’assaisonnement, nan ?
Individu 2: Ah ben ouais mais nan, faut tout cuire pour tuer les bactéries. Je m’étais pas lavé les mains, avant.
Individu 1: …. euh… Ouais ok, on va tout claquer avec les courgettes, on verra hein.
(…)
Individu 2 : Dis, on vis comme des taupes ou des chauve-souris, ici.
Individu 1 : Hein ?
Individu 2 : Ben on voit rien et on entend rien
Individu 1 : (comprenant que l’individu demande ainsi qu’on allume la lumière et monte le son de la chaîne) Aaaah ! Hu hu ! Ouais, on est des chauve-soutaupes.
Individu 2 : Ou des taupes-souris
Individu 1  : baha ! Ce que t’es con !
(….)

Scène 2 : A la table de la cuisine, les deux protagonistes goûtent la mixture ainsi obtenue :

Individu 1:  (voyant l’expression d’I2) : hu hu, c’est a pas de goût, hein ?
Individu 2:  ben.. On dirait des boulettes pour carpes. Et pour la texture… Des feuilles mortes humides.
Individu 1:  (expdrant) : Hiiin ! Hin hin ! Ouais, c’est dégueu ! Tu veux finir ?
Individu 2:  Ah non, surtout pas !

Scène 3 : chambre du Frangin. Les deux héros décident de prendre des nouvelles de leurs géniteurs, planqués comme des pourris dans le Sud en villégiature hors de la région.

Tmûûûûtt… Tmûûût…
Vacarme de teuf sous acide

- Allo ? Allô ? (la voix maternelle semble perdue)
- Vous avez bu ou quoi ?
- Ah non, mais c’est la fête ici, tu sais
(en effet)
- Alors, vous avez fait quoi aujourd’hui ?
- Michel ! Baisse le son, enfin !… Ah ben on est allés à la brocante et là… Ben je vais vous passer votre père, y va vous expliquer.
(une voix plus chargée en testostérone prend le relais)
- Salut les enfants !
- Coucou ! Alors c’était bien ? T’as trouvé des trucs, y paraît ?
- Ouais. J’ai acheté une canne à pêche à 10 euros plus une deuxième et un CD d’Elvis. (regard consterné de l’individu 2)

(une voix maternelle tente de se faire entendre par-dessus l’embrouillamini sonore)

- Oui ben d’ailleurs; c’est Elvis qu’on entend !
- Ah oui, écoutez, c’est du bon, là :

(Elvis chante de toutes ses hormones. A mon avis, c’était déjà son époque je bouffe comme un éléphant d’Asie et ça se voit. Mon père se met à Elvis après moi. Décidemment, nos sociétés post-modernes diluent tous les clivages générationnels en un brouillard trans-… euh, passons)

- Ah ouais, ouais ! On entend, ouais.
- Hgeh pfjlkkjlkjq q (rendu sonore de ce qu’ont dû comprendre les géniteurs à ce moment précis)
- Hein ?
-  Nan rien, papa.
 - En tout cas, je ramènerai le CD !
- Ué !

Insérer ici diverses conversations abracadabrantes impliquant un slip déchiré, des cheveux en pétard, encore Elvis et beaucoup de fous-rires ayant pour cause des événements trop dégradants pour être consignés en ce lieu.

Scène 4 : L’individu 1 (moi, pour ceux qui suivraient pas d’un pet) blogue paisiblement dans son antre quand surgit l’individu 2 (mon frère, pour ceux qui roupilleraient déjà), une lueur créative dans l’oeil (il en a bien deux, mais stylistiquement, c’est mieux d’en mentionner qu’un) :

- Individu 2 : Hé ! hé ! Tsé quoi ? Si je devais faire une pub pour Oral B, voilà ce que je ferais : on voit un type en train de pisser, mais n’importe comment. Tu vois le jet qui part dans tous les sens. Et là tu vois un plan de sa tête et tu t’aperçois qu’en fait, s’il pisse pas droit, c’est parce qu’il est en train de se brosser énergiquement les dents en même temps. Là, on entend une voix qui dit "Besoin d’une vie moins mouvementée ?" Et ensuite, tu vois un gars genre le beau gosse qui pisse super droit, avec une brosse électrique Oral B dans la bouche. "Choisissez Oral B"

Individu 1 : (prise de fou rire devant cette vision rafraîchissante de la pub pour décrasse-crocs)Gnahahahahakrrkrr-krr ! ….

Putain, quelle famille de winners…

—Stellou | 28 comments
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