Archive for août 2005
Girls Just Wanna Have Fun (quoique)
août 30, 2005, 6:27 pmDans une sale d’attente, je fais comme tout le monde : je roupille je lis la documentation mise à ma disposition. Chez le toubib, j’ai droit à Prima, L’écho de la chasse ou Sailing Magazine (ça va, ça va, je sais que ça n’existe pas). Là où j’ai attendu pour la dernière fois, en revanche, y avait Time Magazine. Avec en couverture un dossier consacré à la façon dont les femmes gèrent la fameuse "Midlife crisis" ou "Crise du milieu de vie". Entre ça et lire La Tribune, j’ai choisi le dossier sur les nanas, je ne sais pourquoi.
Tout cela était bel et bon, avec tout une argumentation montrant pourquoi les femmes gèrent mieux leur midlife crisis, même qu’une femme c’est pas fait pareil qu’un mec alors forcément, ça vit pas ça de la même façon blablabla. Bref, le type de discours que j’ai souvent du mal à accepter sans broncher, mais passons. Si Time le dit, après tout… Le dossier contenait en tout cas plusieurs portraits de femmes qui, la quarantaine/cinquantaine venue, on décidé de changer radicalement de boulot - et parfois de mari -. L’une d’elle, représentante pour un labo phamaceutique, a ainsi fondé sa propre marque de bière. Un choix qui a de suite attiré mon attention : en tant qu’amatrice de mousseuse (avec modération, cela va de soi), je suis pour le droit des femmes à dégainer la bière sans qu’on la prenne pour un gars. Or, ça reste un combat. Non, je milite pas pour le droit de se bourrer la gueule à la bière. Je te parle de pouvoir apprécier son verre sans se prendre aucune réflexion sur la nature de tes chromosomes. Tiens, exemple : je me souviens d’une réunion secrète tenue dans un café parisien. Nous étions 4. 2 filles, deux garçons. Nous les filles, avions commandé des bières ; les mecs, des cockails. A qui la serveuse a-t-elle remis les verres à cocktail ornés de perroquets et de fanfreluches ? Aux filles, bien sûr. Et quelle ne fut sa surprise quand nous procédâmes à l’échange des breuvages !! Ca nous a bien fait rire, mais le fait est là : une fille qui boit de la bière, ça surprend encore.
J’ai donc retenu le nom de cette fameuse bière produite par une dame et je suis allée voir si elle avait un site web, ce qui est le cas. La bière en question s’appelle "Honey Amber Rose" et a pour objectif de "changer la perception que les femmes ont de la bière". Cool. Et pour ce faire, le site web se couvre de fleurettes et nous conte de douces histoires d’amour, d’ambre et de miel. Sans oublier bien entendu, une galerie de photos d’amatrices de bière délicates comme la rosée du matin. Hum. Moins cool. Moi qui avait placé tant d’espoirs dans cette visite ouébesque, je suis un peu déçue. Enfin déçue… Disons que si ce bidule arrive à modifier la perception de la bière par les femmes, je doute qu’il change les clichés associés aux femmes. Oui je sais, faut pas trop en demander. Je sais. M’enfin chu déçue quand même.
Allez Josianne, mets-moi donc une Jenlain, j’ai soif… !
… Euh, nan, en fait sers-moi plutôt un Perrier : la bière, ça va me faire grossir. Hem.

—Stellou | 36 comments
(posted in the Worldwide Chiant, Chiant Sociétal category)
Start Me Up (quel enchaînement titral mes aïeux)
août 27, 2005, 4:40 pmCes derniers temps, je me remets à noter des trucs dans le carnet que je trimballe depuis que j’ai 18 ans (autant dire qu’y a de sacrées ellipses là-dedans). Ce me donne l’occasion -entre autres- de gribouiller sans complexe. Comme pour le piano, j’ai beau être un manche en ce domaine, dessiner a le mérite de me faire disparaître à mes yeux pendant quelques minutes/heures. C’est le seul moyen que j’aie trouvé pour ne pas réfléchir. Pour sortir des questions que je m’invente tout le temps. Ca doit être ça qu’on appelle s’ex-primer, j’imagine. Avec un ex comme hors de. Ou comme ex-crément. :p Tu me diras, je pourrais m’acheter des carnets de coloriage, ça m’occuperait autant. Mais je suis nulle en coloriage, je déborde toujours. Je pourrais aussi me bourrer la gueule, ce serait ptet plus efficace. Mais ça fait grossir, pis j’ai le fond de verre triste. Alors je fais ça à la place. Chacun son truc.
Je recommence aussi à glaner des bouts d’images, des cartes ou des photos de tags pour les claquer sur le mur de la cuisine (on rigole pas, siouplé). A la plupart des images est associé un moment particulier. Certains pas pouet (le serpent lumineux planté dans la cour de l’hospice Comtesse pour Lille 2004, que j’ai regardé tourner et tourner et tourner après une disparition forcément con) d’autres beaucoup plus (les gosses dans la baignoire, c’est fou ce que ça me rappelle le moment du bain avec ma soeur). Parfois je m’arrête sur chaque cliché pour faire succéder lentement les émotions coincées sous le film plastique. Parfois je m’éloigne le nez des photos, je plisse les yeux pour ne plus voir qu’une omelette de couleurs et de points lumineux. C’est bête, mais ça me fait du bien.
C’est marrant que je me remette à ces deux trucs-là. Dans le fond, ce sont deux formes de "journal intime" différentes. Le contenu du premier n’est ouvert qu’à moi, mais étrangement j’arrive rarement à m’y déverser totalement. Le second est exposé à la vue de tous, et pourtant il contient plus d’intime que n’importe quoi d’autre. Le fait de les reprendre doit être plutôt bon signe. Ca me rapproche la tête du nombril, certes, mais pas pour y chercher de la merde. Pourvu que ça dure.

Allez, assez de mots creux. Courons rejoindre les verts pâturages de Walnut Grove et les étranges individus qui forment mon entourage familial.
En route, frêle enfant !!
—Stellou | 18 comments
(posted in the Chiant Perso category)
Light my Fire
août 26, 2005, 7:32 pmC’est terrible. En ce moment, je suis fan de Jonathan Creek, sur France 4. Tiens regarde, ça fait envie, non ?. Johnny, c’est une grande bringue au poil brillant tojours accompagné d’une petite bonne femme rondouillarde. Les crimes sur lesquels il enquête se passent toujours dans des endroits au nom aussi engageant que Frog’s Hollow ou Crooked Lane. Le temps est toujours humide comme la truffe de Lassie et les paysages sont affolants d’exotisme, cependant l’attirance que j’éprouve est intense. Je sais ce que tu penses, petit filou : Maddy et Johnny, z’ont pas l’air glamour. Ca doit pas être très sex drugs and rock’ n roll tout ça. Ben détrompe-toi : dans le dernier épisode que j’aie suivi, y a eu du sexe. Et oui : Jonathan a fricoté avec sa pétulante binôme. On a rien vu, mais c’est arrivé. A la saison prochaine, Maddy enlève le haut.

Enfin bref. Cette étrange attirance n’est pas inquiétante en soi. Le problème, c’est que ça n’est pas la première fois que ça m’arrive. Auparavant, y a eu Barnaby et son regard de braise :

Et plus loin encore, Taggart (première version, après c’était plus pareil, hu) et son sourire enjôleur.

Comment expliquer ce phénomène paranormal ? Que ne le sais-je, que ne le sais-je… Je crois que c’est précisément l’absence totale de glamour qui me plaît dans ces séries britanniques. Ca sentirait presque la chaussette oubliée sous le lit et les rognures d’ongles coincées entres les lames du parquet. J’aime bien. Et oui : ça y est mes enfants, je suis prête pour Derrick et Un cas pour Deux…
…
…
Quelqu’un pourrait me les enregistrer, au fait ? Parce que pour occuper mes vieux jours, Ratatouille et Maureen m’ont offert ce charmant ouvrage sociologique que je me dois de lire au plus vite (sales jeunes. Elles vont me le payer):

Edit : je viens de faire le test trouvé sur le site de Nikko, lui-même visité après avoir jeté un oeil à son interprétation des monstres crétins du Kek. Et ben vla ce que j’ai eu :

You are silver-haired. You are sexy, outgoing, and
unique. You are very mature for your age, which
is part of your appeal.
What is your inner anime hair color?
brought to you by Quizilla
Ha ha ha. Elle est bien bonne, tiens.
—Stellou | 23 comments
(posted in the Chiant Shovebizz, Worldwide Chiant category)
I Woke Up in a Strange Place
août 21, 2005, 11:27 pmCet après-midi, comme souvent, je suis allée en ville pedibus. Pour ça, je passe par des chemins pas très bien foutus. Là où tu trouves des pans entiers de trottoir en terre battue, des cartons qui traînent et des meubles amputés. L’envers du décor de la ville, en quelque sorte. A chaque fois que je pars à pied, je me rappelle l’anecdote que me racontais une amie tchèque, y a longtemps, à l’époque où on n’avait pas encore perdu le contact elle et moi. Elle me racontait que sous le régime communiste, des villes étaient quasiment reconstituées à l’aide d’un décor de carton pâte à l’occasion de visites officielles. Je ne sais pas si c’est vrai, ni si je ne déforme pas l’anecdote, mais j’y pense à chaque trajet.
En tout cas, passer là me donne toujours l’impression d’être extérieure à ce qui se passe dans le centre, là où tout bouillonne. Pendant que des gens se marchent sur les pieds dans les rues touristiques, je suis seule sur mon territoire. Et je le regarde dans tout ce qu’il a de plus contradictoire. Cet après-midi, par exemple, j’ai vu dans le caniveau le cadavre d’un lapin. Un lapin roux, d’une couleur que je n’avais jamais vue auparavant. Il était là, de tout son long au bas du trottoir, même pas sale, rien. Sauf ses pattes, pleines de boue. Et ça puait la pisse et les gaz d’échappement. Et pendant ce temps, les bagnoles continuaient à foncer vers le prochain feu rouge. J’en aurais presque pleuré. Pas directement pour le lapinou, désolée. Ni à cause de l’odeur de pisse - quoique -; mais plutôt parce que ça me paraissait un symbole tellement puissant. Cette petite tache de beauté posée dans la crasse, et le reste qui continue de s’agiter sans même la voir…
J’y ai pensé jusqu’à ce que j’aille boire le verre qui m’avait initialement poussée hors de ma tanière, puis j’ai oublié. Y avait pas mal de choses à se dire et quelques vannes à lancer, tu vois. Seulement quelques minutes après, en voyant un superbe tag au pochoir fait sur un mur dégueulasse, j’y ai repensé. Ce dessin délicat, presque caché, posé sur un pignon couvert d’affiches au point que la pierre n’a pas dû voir le jour depuis 75, ça m’a touchée. Parce qu’après tout, pour nous, tout est toujours comme ça tout le temps, non ? Une violence après une caresse et une caresse sur une violence. Et tout le monde qui court tout autour en faisant mine de ne rien voir.
—Stellou | 17 comments
(posted in the Chiant Perso, Chiant des autres category)
Oh My God
août 18, 2005, 9:58 pmPetite, j’attendais toujours avec impatience l’arrivée des catalogues automne-hiver de La Radote et des 3 Cuisses. Pas pour y choisir des Chemisiers à épaulettes framboise écrasée - 98FF - Prix vert p.75 ou des T-shirts Speedy Gonzales en coton peigné le lot de 2 - 110FF p. 142, mais pour feuilleter les pages "Jouets" en attendant Noël. Oui, je sais. Je suis une créature consommatrice produite par une société dégénérée. Ce soir, je m’arracherai les poils du nez à la tenaille, pour compenser. Mais en attendant, continuons à parler pour ne rien dire. Donc, disais-je, j’adorais m’extasier devant le Magic Glacier qui fait de vraies glaces pour les enfants, la Moto taille Morbac qui roule vraiment à l’aide de 105 piles R6, la voiture filoguidée dernière génération et enfin… Les instruments de musique pour petits. Le microoo ! La batteriiiiie ! La guitare électriiiiique ! Le pianoooo ! J’ai la larme à l’oeil en pensant à ce qu’ont dû subir les parents assez fous pour acheter ces trucs-là à leur minets.
Tu me diras : c’est bien Stellou, mais je me dois de te signaler que je m’en tape. Je vais donc en venir à l’objet véritable de ce post : certaines commandes de La Redote passées dans les années 80s sont semble-t-il arrivées en retard, voire pas du tout. Quelques enfants, frustrés de n’avoir toujours pas reçu leur guitare Playskool alors qu’ils ont déjà l’âge de recevoir des huissiers, ne s’en sont jamais remis. C’est en tout cas ce que je me dis quand je vois ceci (faut cliquer sur l’image, boubourse) :
Le reste du temps, ce que je me dis, c’est qu’au lieu de poster sans avoir rien à dire, je ferais mieux d’éteindre le PC et d’aller voir ailleurs. Ce que je vais faire. Maintenant.
….
Tututu… Qu’est-ce qu’y reste au frigo…
… euh….
… Finalement, je reste. Bon. Hum… La prochaine fois, je te parlerai de l’impact des prospectus Leclerc sur l’oeuvre de Tim Burton. Tu vas voir, on va s’amuser, copain !
—Stellou | 17 comments
(posted in the Chiant Shovebizz category)
Big Girls Don’t Cry
août 15, 2005, 12:18 am[Attention : toi qui souhaites un post pouet pouet, fourré au jeu de mots et nappé à la référence qui tache, passe ton chemin. A déconseiller également aux personnes dépressives et insomniaques.]
Je me souviens bien de la première fois où j’ai eu cette angoisse-là. Je ne peux pas me rappeler quand c’était exactement, mais je me rappelle bien ce que j’ai ressenti. Ma soeur et moi, on dormait encore dans la même chambre, nos lits côte à côte. Le soir, maman nous tenait souvent (toujours ?) la main, assise entre les deux lits, en attendant qu’on s’endorme toutes les deux. Dédé s’endormait en général très vite, ça a toujours été l’une de ses caractéristiques. Sa respiration devenait plus régulière, et je savais qu’elle était déjà partie loin. Moi je m’endormais rarement tout de suite. C’est encore l’une de mes caractéristiques. Alors je faisais semblant de dormir. Peut-être pas tout le temps, je m’en rappelle plus. Mais souvent. Et puis je sentais la main de maman, sa paume un peu rèche par endroits, glisser de la mienne. Elle s’en allait tout doucement, elle fermait la porte en laissant juste un petit filet de lumière dépasser, et puis elle repartait dans son monde d’adultes. Alors je me disais "faut que tu dormes, maintenant, faut dormir." Ca cogitait de partout, et je finissais bien par m’endormir. Ou pas. Comme ce soir où j’ai repensé à ce qu’on m’avait dit. Que l’univers était infini. Je revois l’image que j’avais dans la tête. Je m’imaginais des étoiles partout et nous quelque part là-dedans, et ça me filait mal au bide. J’ai eu peur, tout à coup. J’ai compris qu’un truc clochait. Que nous, on devait pas être grand chose, comparé à ça. Et je me rappelle avoir eu peur. Une angoisse pas possible. Je pouvais plus dormir, ça non. Alors je suis redescendue. Y avait plus que maman, en bas, qui regardait un vieux film du Cinéma de Minuit. Je me suis allongée sur le divan et j’ai fixé les images. Je pigeais rien du tout, mais finalement, je me suis endormie, parce que ma mère à côté et le bruit de la télé, c’était des signes de vie, au moins.
Depuis, j’ai les mêmes angoisses très souvent. Presque tous les jours, en fait. Le soir, quand mes voisins ne font plus de bruit, quand les lumières sont quasi toutes éteintes. Quand j’ai l’impression que tout est moins vivant. Ce qui est con, c’est que même en ayant ces pensées-là, je fais les mêmes conneries que ceux qui oublient qu’une journée n’est pas renouvelable à l’infini. J’oublie de donner des nouvelles, je m’emporte, je dis "on verra demain" ou "je peux pas faire ça". Ce sera toujours la même chose, même après une rasade d’Ace Delicat, je crois. Mais j’essaie d’en tirer la leçon. J’essaie de profiter. De collectionner les petits bonheurs qui compensent mes gros défauts. Et puis de donner avec un train de retard les marques d’affection qui réparent - un peu - les baffes que je peux donner à ceux qui comptent. J’essaie surtout de me faire à l’idée que si la vie est une plaisanterie bien trop courte, autant la rendre la plus fine possible… Mais j’ai beau faire, moi ce qui me plaît pas, c’est le fait qu’une si bonne blague, on puisse la raconter qu’une fois.
—Stellou | 33 comments
(posted in the Chiant Perso category)
Five Leaves Left
août 7, 2005, 3:26 pmAprès avoir fait un caca nerveux pour cause de décès d’écran (c’est dans ces moments où je pète une durite que je comprends pourquoi je finirai toute seule, hin hin), je me suis replongée dans ma traduction de pubs pour autobronzants. Je kiffe. D’autant que, ironie de situation, je me dis que j’en aurais bien besoin, étant donné la couleur de ma peau en ce moment. Dommage de rester enfermée, hein, c’est une bien jolie journée. Là, j’ai la fenêtre ouverte, et je sens que dehors y doit pas faire trop chaud. L’odeur me rappelle celle de l’automne et il faut que je me baffe pour me rappeler qu’on n’est qu’en août. Oh et puis non, je vais me laisser bercer d’illusions. J’aimerais qu’on soit déjà en plein mois de septembre, parce que plus le temps passe et moins j’aime l’été. Et plus j’ai hâte d’être en automne. Je vais pas rabacher, je l’avais déjà expliqué ici au temps jadis (d’ailleurs, à quelques semaines d’intervalle, c’est marrant, ça). Disons que là, l’odeur qui me vient au naseau me serre le coeur, et ça ne risque pas de changer. C’est dingue, c’est quasiment de l’ordre du réflexe. Certains détestent cette saison mais à mes yeux, c’est la plus belle de toute. Les couleurs me paraissent plus intenses, les contours plus marqués et pourtant le monde me paraît moins réel.
C’est le moment de l’année à la fois le plus risqué et le plus prometteur pour moi. Celui où la même minute peut me trouver la tête pleine d’échardes ou incroyablement optimiste. C’est bizarre. Je crois que je ne me l’expliquerai jamais. Et puis ces impressions que j’ai dans la tête, ces temps-ci… J’essayais d’expliquer ça à une amie y a quelques temps, mais je n’arrive pas à véritablement faire comprendre ce que c’est. Les lieux où je me balade sont remplis de ce que j’ai vécu ou ressenti, mais aussi de scènes ou de personnages de fiction. D’impressions que j’ai eu en allant voir un film au Majestic ou au Métropole avec ma soeur, de scènes que j’ai imaginées en lisant un bouquin, affalée sur le divan.. Je suis assise dans un café et il me semble que je vais voir le John Cusack de Haute Fidelité entrer d’une minute à l’autre. Je suis chez moi en train de lire un bouquin et des scènes tirées de lectures précédentes se superposent comme des calques. J’ai l’impression d’être dans La Rose Pourpre du Caire, avec ses héros qui passent de l’écran au monde réel. Je te rassure, je ne suis pas folle. C’est juste ces faux départs d’automne qui me jouent des tours. En revanche, si on me disait "tu sais, c’est la saison que choisissent les gens pour dérailler complètement", je n’aurais même pas un haussement de sourcil.
—Stellou | 17 comments
(posted in the Chiant Perso category)
There she Goes Again
août 6, 2005, 2:40 pmGnaha. En fait, j’ai toujours eu un humour de merde. Ici, un document compromettant élaboré à l’âge de 13 ans en première page de mon cahier d’anglais. Notons la finesse du propos : critique acide des relations franco-britanniques, jeu de mot subtil (Tunnel sous la Manche… de T-shirt, ha ha ha), maîtrise totale de l’outil graphique et linguistique… Non, n’applaudis pas. Je vais m’en charger moi même. :p
—Stellou | 14 comments
(posted in the Chiant Perso, Worldwide Chiant category)
No Pun Intended
août 5, 2005, 1:25 pmHier, j’ai regardé PopObsession, sur Arte (oui, Arte. Ta gueule). Ce sont des séries de reportages sur la musique pop/rock et ses instruments phare. Cette semaine, par exemple, l’instrument en vedette était le clavier. Ben j’en ai appris, des trucs, vindiou. J’ai notamment découvert l’existence de Keith Emerson (pardon aux encyclopédies musicales mais moi je ne connaissais rien de ce monsieur), bidouilleur qui faisait rien qu’à martyriser ses claviers sur scène. Enfin, entre autres.
Y avait aussi pas mal de choses sur Robert Moog, l’inventeur du synthétiseur. Un monsieur à cheveux blancs qui a un regard de lutin. Personnellement, je le vois bien jouer encore au toboggan et faire de sales blagues à mémère : "M’enfin Robert, c’est toi qui a remplacé le pâté par du Felix ?" (dédicasse à Nathalie) "Oui, mais c’était pour de rire, Momone". Ce monsieur travaille avec des chefs de produit tout aussi étranges, chargés de trouver les sons du futur de demain qui enrichiront la gamme des synthés Moog. Des fanatiques à la recherche de nouvelles nuances, comme par exemple euh… Des gammes de pets de mouche, ou que sais-je encore. Ces mecs-là doivent avoir une ouïe digne de Sentinel.
Bref. Venons en au fait, si tant est qu’il y en ait un : si je regarde ce genre de docus, c’est moins par passion de la technique que parce qu’on y trouve souvent des gens un peu fêlés du bocal. Ca me fascine, moi, de savoir que certains individus sont capables de sortir des WC en se disant "tiens ? Si aujourd’hui, je calais un tournevis entre les touches de mon orgue avant d’éteindre puis rallumer la bête ? Pour voir ce que ça donne ?".
Fab me taquine pas mal à ce sujet. "Regarde-moi la geek", dit-il, attendant avec impatience que je lui colle mon coude entre les deux yeux… J’ai peur qu’il ait raison. Sinon, pourquoi j’aurais poussé le vice jusqu’à aller sur le site de Moog Music ? Hu ? En tout cas, j’ai bien fait, mine de rien. Car Moog a un sens rigolo du marketing : ainsi la traditionnelle page "satisfait ou remboursé" est-elle remplacée par ceci. Gnierf. J’adore. Quant à leur pub, ben… Ca se passe de commentaires :
En voilà des infos qu’elles changent la vie, non ? Pardonnez-moi, Seigneur, je suis condamnée à finir chiante… Ah ben non en fait, je le suis déjà. Ca va, alors.
—Stellou | 15 comments
(posted in the Chiant Shovebizz, Worldwide Chiant category)
Big Bottom (cf Spinal Tap, hé hé)
août 4, 2005, 8:10 pmAujourd’hui, je me suis traînée jusqu’à la piscine. Voui voui voui. Maintenant que j’ai le temps, je refais plouf (oui andjaly, c’est un miracle. Brûle donc un cierge à Saint Speedo de ma part). J’enfile mon maillot de star, celui qui soutient en douceur mes oeux aux plats (on n’est jamais assez à l’abris de la pesanteur) et je vais barboter. Toutes mes excuses aux autres utilisateurs, tout de même. J’appartiens à l’espèce des Nuisibles Aquatiques, vois-tu. De ces chieurs qui nagent sur le dos et te rentrent dedans sans arrêt. Ha, rigole, rigole. J’y peux rien, c’est la seule nage que j’arrive à peu près à copier.
Tu me diras "han, mais oh, t’étais où pendant les cours de natation de l’école primaire ?" Ben dans le petit bain, pardi. Refusant d’aller plus loin. Paralysée par l’angoisse, l’épine dorsale parcourue de frissons aussi glacés que les Mister Freeze du marchand de glaces de… Enfin bref. Si on ajoute à ça le fameux complexe du maillot de bain ("hé, attention, tu vas faire déborder la piscine, hin hin hin" ), on obtient : la Peur de l’Eau (un film produit par Luc Besson et entièrement tourné à la piscine municipale de Jeumont, avec Steven Seagal et Sandra Bullock dans le rôle des moniteurs). La honte sur moi. Surtout que j’ai un père doté de branchies. Déshonneur total.
Pourtant, en observant respectivement les très petits (dont beaucoup sont en fait des Remy Julienne miniatures) et les un peu vieux (qui nagent souvent sur le dos et t’expliquent comment y font s’il le faut), j’ai fini par a) trouver une forme de nage adéquate b) ne plus avoir peur. C’est déjà pas mal, vu le niveau de départ. J’ai même - attention, roulement de tambours et claquement de cymbales : tendance à oublier plus vite qu’avant mes complexes Contrex. Incrédible, n’est-il pas ? Si. Oh, j’oubliais : je me suis inscrite à Moving, aussi.
… Nan, ça c’est pas vrai. Faut pas pousser mémé dans le pédiluve, non plus.
—Stellou | 15 comments
(posted in the Chiant Perso category)
Héberged par moimoije.com
carrément powered by WordPress 1.5 siouplé
- liens pour aider madmoiZelle : H&M, Zara
